
fanfics street forum de fanfictions en tous genre! |
| | Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:09 | |
| Chapitre Cinq
Darla souleva plus hauts les jupons de sa robe en un essai futile d’empêcher la boue de les toucher. Mais le sentier qu’ils suivaient à travers la forêt était à peine un chemin, et sa robe de bal était ruinée. Tout, pensa-t-elle amèrement, était ruiné.
"Si tu ne vas pas nous dire ce qu’il se passe, au moins dis nous où nous allons," dit Spike, tenant son torse et grimaçant un peu alors qu’il tentait de rester à sa hauteur.
Darla ne répondit pas à Spike parce que, pour une fois, elle n’avait pas de réponses. Confuse et désemparée, elle agissait un peu plus qu’à l’instinct, et ses instincts lui disaient que dans des situations désespérées, la meilleure réponse était de gagner du temps pour réfléchir, de se terrer quelque part de sûr et sombre. "Nous avons besoin d’un endroit où reprendre nos forces," dit-elle, expliquant ce que Spike aurait dû savoir depuis longtemps. "Un endroit loin des autres."
"Une grotte!" couina joyeusement Drusilla. "Une charmante grotte, humide et froide, avec des araignées et de petites choses rampantes. Je connais une jolie grotte où nous pourrons jouer. Si près, si près."
"La plus proche fera l’affaire," dit Darla. Assez sûrement, ils en atteignirent rapidement une, et malgré les protestations de Drusilla, elle fut capable de diriger ses troupes indisciplinées à l’intérieur.
"Je préférais quand nous projections de se terrer dans une suite d’un hôtel luxurieux," dit Spike.
L’intérieur de la grotte était effectivement humide et froid. Darla s’assit sur un bas affleurement de rocher et frotta les côtés de sa tête avec les doigts, souhaitant que les dernières heures aient un genre de sens. Mais c’était impossible de se concentrer, parce que Drusilla avait commencé à tourner et tourner au milieu de la grotte, ses bras tendus, chantant de façon discordante une de ses chansons inventées. "Blood on the dance floor, blood on the knife, Drusilla's got your number, Drusilla says it's right..." (chanson ‘Blood On The Dance Floor’ de Mickael Jackson revisitée : Du sang sur la piste de danse, du sang sur le couteau, Drusilla a ton numéro, Drusilla dit que c’est juste…)
Spike croisa résolument ses bras sur son torse. "Je ne bougerai pas tant que je n’aurai pas eu quelques RÉPONSES."
Darla leva la tête et les regarda, détestant que les accès de colère de Spike et les délires de Drusilla montent en elle. Ils étaient comme des enfants, pensa-t-elle avec dégoût. Non, ils étaient pires que des enfants, parce que au moins les enfants grandissaient éventuellement. Spike et Drusilla étaient d’éternels enfants en bas âges, naïvement et maladroitement sauvage, plus souvent des obstacles que des aides. Là tout de suite, Darla ne pouvait imaginer aucun autre plaisir plus grand que de se débarrasser d’eux deux, de façon permanente. Elle imagina le gravillon de leur poussière sous ses ongles avec une sorte de plaisir sinistre.
Mais elle serra les dents et mit sa main non blessée en un poing. C’était dur à admettre, même à elle-même, mais Darla avait besoin d’eux. Sans Spike, elle ne pouvait pas garder Drusilla. Sans Drusilla, elle ne pourrait pas récupérer à nouveau Angélus. Et ça n’était pas une possibilité que Darla était préparée à envisager. Juste quelques jours de plus, et elle pourrait se laver les mains d’eux. Juste aussitôt qu’elle aurait son amour chéri une fois de plus.
Maintenant un ton civil avec difficulté, elle dit, "Quelles réponses exiges-tu, Spike?"
Pendant une seconde, Spike sembla un peu choqué que son éclat de colère ait produit une réponse -- habituellement, Darla l’ignorait simplement. Puis, se reprenant, il leva une main et commença à faire une liste sur ses doigts. "Bien, voyons voir. Je veux savoir d’où venaient ces deux harpies de là-bas qui maniaient des pieux, pour commencer. Je veux savoir pourquoi Angélus se rangeait avec ELLES contre NOUS. Par-dessus tout, je veux savoir – ce que DIABLE est du vernis à ongle?"
Drusilla s’arrêta de chanter et prit Spike par les mains. "Des pots de peinture de fées, de minuscules petites pinceaux pour le bouts de doigts. Je peindrai les miens en rouge comme le sang et tu peindras les tiens en noir comme ton cœur noir, noir."
Spike rit. "Mince. J’espérais que ça avait quelque avoir avec des ongles en espèces de métal. Etant préférablement martelés dans les gens."
Drusilla secoua la tête vers Spike, le corrigeant d’un sourire taquin et un doigt remuant. Darla rétrécit ses yeux. C’était encore là – la même étrange lucidité que Dru avait montrée récemment. Darla l’avait remarquée quand Dru avait appelé son bracelet 'creux' à la villa, et encore elle vit Angélus au bal. En fait, pensa soudainement Darla, presque tous les cas de presque bon sens de Drusilla semblaient être liés à Angélus.
Spike stoppa de rire et enroula familièrement un bras autour de l’épaule de Drusilla. "De la peinture de fée – c’est une question de résolue. Et le reste?"
"Les femmes du bal sont sans conséquence," dit Darla, bien que comme elle le disait elle ne pu s’empêcher de se souvenir de la fille dans la robe orange et la façon dont Angélus l’avait regardée. "Elles mourront bien assez tôt. Angélus n’est – pas lui-même pour le moment."
"Pas lui-même," répéta Drusilla, et elle gloussa. "Pas lui-même, il est quelqu’un d’autre. Il est Angel."
En une seconde, Darla eu parcouru le chemin entre elles. Elle frappa Drusilla si fort qu’elle vola en arrière, se heurtant au mur de la grotte avec un craquement audible puis glissant jusqu’à ce qu’elle soit assise sur le sol. Darla s’abaissa de sorte qu’elle soit nez à nez avec Drusilla. "Tu ne l’appelleras plus jamais comme ça. Il est Angélus. Il est Angélus, mon Angélus. Son nom est craint sur trois continents, et il le sera toujours, ou je --" Darla s’interrompit avec un étranglement, soudainement consciente que le visage de Drusilla oscillait devant elle à travers une brume de larmes. Elle les refoula avant qu’elles ne puissent se verser.
Elle sentit une main sur son épaule, et la forte poigne de Spike la fit se retourner pour qu’elle lui fasse face. Son visage changea, montrant son aspect de démon, et il grogna, "Mets encore une fois un doigt comme cela sur Drusilla et je t’arracherai la gorge – et pour une raison ou pour une autre, je ne pense pas qu’Angélus ou Angel ou peu importe comment il veut être appeler rappliquera pour m’en empêcher."
"Spike..." La voix de Drusilla était douce. "Ne sois pas fâché contre Grand-mère. Elle est triste parce qu’il est parti."
"Mon coeur saigne," marmonna Spike, mais il se retrouva son visage humain et relâcha sa prise sur le bras de Darla.
Darla ne se souciait pas de l’air bravache de Spike; c’est typique, pensa-t-elle, qu’il la menace avec quelque chose de sale et tapageur qui ne lui ferait aucun mal du tout. Elle regardait toujours Drusilla. D’une voix calme, elle dit, "Tu sais, n’est-ce pas? Ces choses à propos desquelles tu babillais – la peinture de fée et les bracelets creux – ce ne sont pas des choses que tu as vues dans des fugues et des rêves, n’est-ce pas? Tu décris des choses qui sont réelles. Tout ce que tu as dit sur Angélus, sur ces maudits bohémiens --" Darla s’interrompit, consciente que Spike écoutait attentivement. "Dis-moi, Drusilla, comment sais-tu?"
"Je suis revenue," dit simplement Drusilla.
Darla sentit la colère monter jusqu’à la rage en elle. La vérité, elle en était certaine, était enfermée dans la tête de Drusilla, aussi brouillée et inintelligible que le reste de ses pensées. "Tu n’es jamais partie, espèce d’idiote stupide, démente --"
"Le futur," chuchota Drusilla. "Tout est du métal, tu sais. C’était dans le livre, tout était dans le livre!"
"Quel livre?"
"Le livre que j’ai trouvé. Le livre que je trouverai." Drusilla leva ses mains comme dans un haussement d’épaule. "Je creusais dans la plus jolie des tombes. Des fleurs défraîchies et de la peau sèche comme des petites feuilles de papier. Grise comme des colombes, et quand j’ai soufflé dessus, elles ont frémis comme de la soie." C’était juste le genre de chose qui donnait envie à Darla de gifler le visage de Drusilla, mais elle se força à écouter en silence. "Les mains tenaient un livre. J’ai pelé les doigts. Crac, crac. Puis j’ai eu le livre. Cet homme qui était mort avait voulu prendre le livre avec lui. Il ne voulait pas que quelque d’autre le lise. Vilain monsieur. Il ne voulait pas partager sa machine à voyager dans le temps."
Spike grogna. "Oh, pas CET effroyable bon à rien."
La tête de Darla se leva brusquement. "Tu sais de quoi elle parle?"
Spike haussa les épaules et sembla juste un peu embarrassé. "Je n’aurais même pas commencé à lire ce satané livre dans lequel le type à qui je l’ai pris était tant engrossé qu’il ne s’est même pas agité avant que je ne lui déchire la gorge. J’ai pensé que quelque chose de si absorbant devait valoir quelques heures. Ca c’est avéré être des sottises, cependant."
Darla sentit le faible espoir vacillant qu’elle avait nourri commencer à mourir. Elle avait presque été préparée à donner du crédit aux histoires de Drusilla – mais c’était tout ce que c’étaient: des histoires. Et même pas celles de Drusilla.
"Qu’est-ce que c’est ce livre?" demanda-t-elle de façon lasse. "Qui l’a écrit?"
"Un certain bon à rien sans talent appelé Wells. Ca s’appelle la Machine à Voyager dans le Temps." Spike se renfrogna. "Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je retournerais en arrière pour l’empêcher de poser le stylo sur le papier."
"Est-ce que c’est vrai?" demanda Darla à Drusilla. "Est-ce que c’est juste une histoire?" _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:09 | |
| "Une histoire," dit joyeusement Drusilla. "Pas CETTE histoire. Une différente. Mais la même. La même et différente aussi. L’histoire de Spike n’est pas censée être vraie, mais elle l’est. Mon histoire est censée être vraie, mais elle ne l’est pas." Son visage s’embruma un peu. "Pas encore. Les pages changent."
Darla se tourna et commença à s’éloigner.
Derrière elle, la voix de Drusilla ajouta doucement, "C’est l’histoire d’Angélus. Je suis revenue pour la changer, Grand-mère. Nous devons rendre mon histoire vraie."
Darla s’arrêta. Elle regarda autour d’elle.
Une machine à voyager dans le temps, pensa-t-elle. Puis: Drusilla est revenue. Elle sait parce qu’elle est revenue.
Une machine à voyager dans le temps. Ca n’était pas possible – mais ça expliquerait tant de choses. Ca expliquerait l’Angélus avec qui elle avait dansé au bal, qui s’était tellement habitué à l’âme que les bohémiens lui avaient donnée qu’il méprisait Darla et prodiguait ses affections sur une femme humaine. Etait-ce comme cela que l’histoire d’Angélus finissait?
Mais ça pouvait encore être changé. Angélus pouvait être restauré. Et une fois qu’il le serait, avec la commande sur le temps lui-même – quelle puissance ils détiendraient ensemble!
Tremblant d’excitation, Darla regarda Spike. "Tu sais où est le camp des bohémiens, n’est-ce pas?"
Il s’éclaira immédiatement. "Oui, je les ai trouvés. Allons-nous faire un massacre ce soir?"
"Bientôt," dit Darla. "Très bientôt. Mais il reste un élément à mettre en place d’abord. Va trouver Angélus, Spike. Amène-le ici."
"Par l’enfer!" explosa Spike. "Décide-toi! Nous venons de QUITTER Angélus, ou as-tu oublier?"
Comment expliquer sans donner trop d’informations? Pendant une seconde, Darla fut perdue, jusqu’à ce que Drusilla dise utilement, "Ca n’était pas Angélus, idiot."
"Ca semblait fichtrement bien être le poing d’Angélus dans mon visage," dit Spike avec aigreur.
"Ca ne l’était pas," dit Darla. "J’ai parlé à cette créature. Ce n’était pas Angélus. C’était un – un spectre ou fantôme qui lui ressemblait simplement."
"Hé bien, si ça n’était pas Angélus, où est-il? Et comment comptes-tu que JE le trouve?"
Perdant patience, Darla cassa, "Avec un bâton divin si tu le dois! Tu es de sa lignée, Spike, tu peux le trouver. Et quand tu le trouveras – peu importe comment il se comporte, ce qu’il dit – AMENES-LE MOI."
Darla hurla les derniers mots avec tant de véhémence que Spike fit réellement un pas en arrière. Elle sourit pour elle-même, satisfaite qu’elle ait réaffirmé sa dominance. Pour l’instant, en tout cas.
"Ne monte pas sur tes grands chevaux, j’y vais." Spike se pencha vers le bas et embrassa légèrement Drusilla sur la couronne de sa tête. "A plus tard, amour."
"Au revoir," dit Drusilla. Comme Spike partait, elle leva la main et agita les doigts, faisant signe derrière lui comme un petit enfant. Elle leva les yeux vers Darla et sourit. "Les garçons ne sont pas là, et il n’y a que nous les filles."
"C’est exact," dit Darla. "Et tu peux me raconter les histoires du contenu de ton cœur."
"J’ai une bague," dit Drusilla, levant la main. Un anneau doré brillait sur un de ses doigts. "Ne suis-je pas une jolie mariée? Nous pouvons aller dans ma grotte et voir le feu sur le plafond. Le feu est une porte. Ding-dong! On sonne. La sonnette sonne. Ma bague."
Darla avait envie d’enlever la bague de Drusilla pour la faire se concentrer – mais ensuite elle réfléchi, est-ce que la bague pouvait jouer un rôle dans tout ça aussi? Que voulait-elle dire par plafond de feu? Rien de ce que Drusilla disait, toutefois bizarre, ne pouvait être écarté.
S’accroupissant près de Drusilla, Darla répéta, "Il n’y a que nous, et tu vas me raconter tout ce que tu sais sur les livres et la machine à voyager dans le temps et le futur. Et, crois-moi, cette fois j’écoute chaque mot."
-----
La nuit était froide, et Fred frissonna comme elle se tapissait derrière un tronc d’arbre tombé, observant l’entrée de la grotte où ils avaient vu entrer les trois vampires.
Charles la regarda avec inquiétude. "Tu as froid? Tu veux emprunter mon turban?" Il le pensait sincèrement, mais il y avait quelque chose de tellement amusant à l’idée de Charles Gunn offrant de lui prêter un turban rouge vif fait de bandes de rideaux pour garder sa tête au chaud que Fred ne pu s’empêcher de glousser. Il lui sourit en retour. "Sérieusement. Ce truc fait griller. Ajoute des oreillettes, et on parle d’une protection de qualité contre les éléments."
"Ca va. Mais merci quand même." Elle regarda l’entrée de la grotte et redevint sérieuse. "Je ne comprends pas. Pourquoi viendraient-ils jusqu’ici dans la forêt pour se cacher dans une grotte?"
"Ca n’a pas de sens," approuva Charles. "Mais tant que Darla et le reste des relations vampiriques d’Angel se cachent dans une grotte et ne font pas de massacre de bohémiens qui change l’histoire, je ne vais pas me plaindre."
Fred regarda leur environnement, réalisant soudainement que la clairière où l’entrée de la grotte était située n’était pas complètement inconnue. "Oui, sauf que le portail que la machine à voyager dans le temps a fait – celui qui lie 1898 au futur – n’est pas loin d’ici."
"Ca n’est pas possible," dit Charles. "C’était, genre, à des miles d’ici. Dix miles ou presque."
"Je n’arrête pas de dire que ça n’était pas si loin. Je ne peux pas dire exactement dans le noir, mais nous sommes assez près." Une pensée non plaisante la traversa. "Charles, tu crois que c’est pour ça qu’ils sont venus ici? Peut-être que Drusilla a raconté à Darla pour la machine à voyager dans le temps."
Le visage de Charles était sinistre comme il dit, "J’espère vraiment que non. Le vingt et unième siècle vient juste de se débarrasser de Darla; il n’a pas besoin de la récupérer. De plus, si Darla savait qu’il y avait une machine à voyager dans le temps dans les parages, elle ne serait pas tout près d’elle – elle serait dedans." Il mit la main sur le bras de Fred. "Quelqu’un sort."
Ils se crispèrent, et regardèrent comme une silhouette sombre émergea de l’entrée de la grotte. Même dans les ténèbres, c’était possible de dire que la silhouette était distinctement mâle. "C’est Spike," chuchota Fred. "Devons-nous le suivre?"
Charles acquiesça. "Darla l’envoi peut-être trouver les bohémiens."
Ils rampèrent vers l’avant, marchant aussi légèrement que possible sur la terre douce. Suivre une personne inaperçus était dur, pensa Fred, mais suivre un vampire avec des sens accrus d’ouïe et d’odorat et une parfaite vue de nuit était encore une difficulté de magnitude différente. Pour être certains de rester non détectés, ils devaient rester si loin derrière Spike qu’ils le perdraient probablement avant qu’ils ne sachent où il allait --
"Par l’enfer," dit Spike et il se retourna.
Fred et Charles s’abaissèrent derrière un buisson dense. Fred retint sa respiration et mit sa main contre sa poitrine, comme si elle pouvait étouffer le son de ses battements de cœur. Spike avait dû les entendre, ou les sentir d’une façon ou d’une autre --
Mais Spike regardait l’entrée de la grotte, pas la cachette de Fred et Charles.
"Je devrais simplement retourner là-bas," dit-il d’une voix basse. "Dire à cette stupide gourde qu’elle ne peut pas me donner des ordres." Elevant sa voix en un fausset minaudé, il dit, "'Tu es de sa lignée, Spike, tu peux le trouver.'" Puis, d’un ton plus normal: "Même quand il est parti c’est Angélus par-ci, Angélus par-là. On croirait que tout le satané monde tourne autour de lui. Hé bien, d’accord. Si elle le veut, elle peut fichtrement bien l’avoir. Ils peuvent être heureux à se rendre misérable l’un l’autre, et Dru et moi pouvons nous amuser un peu."
Abruptement, Spike se tourna et parti d’un pas rapide le long du chemin de la forêt.
"Elle l’a envoyé à la poursuite d’Angel," dit Charles.
"Non..." dit lentement Fred. "Je crois – je crois que Darla a envoyé Spike à la poursuite de l’autre Angel, celui qui vient juste d’être maudit. Et il n’y a qu’une raison pour laquelle elle le voudrait."
Charles le regarda. "Elle va le faire – elle va forcer les bohémiens à ôter la malédiction. Allez." Il commença à courir – mais dans la direction contraire que celle que Spike avait prise.
Fred hésita, confuse. "On ne va pas suivre Spike?"
Charles secoua la tête. "Si on va arrêter ça, on va avoir besoin d’aide surnaturelle – blessée ou pas." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:10 | |
| -----
Dommage, pensa Cordélia de façon lasse. J’aimais plutôt cette perruque.
L’image qui lui faisait face dans le miroir était maintenant bien loin du prestige de quelques heures plus tôt. Au lieu d’une couronne de longs cheveux sombres, elle avait sa vieille coupe Chatoiement Doré, quelque peu aplatie par une nuit à porter la perruque. A la place de la posture correcte et royale qu’elle avait eue plus tôt, elle était affalée aussi loin que le corset le permettait. Ses manches bouffantes avaient été écrasée dans la mêlée et lui faisaient maintenant vaguement penser à un soufflé affaissé qu’elle avait vu une fois à une soirée. Ses gants étaient tachés de sang et chiffonnés sur le sol. Seules ses boucles d’oreilles, toujours éclatante et brillante, avaient le même scintillement.
"Tu es sure que rien n’est cassé?" Cordélia pu entendre l’inquiétude dans la voix d’Angel, était consciente de sa présence physique à côté d’elle, mais le miroir montrait uniquement un visage fatigué, légèrement contusionné, et c’était le sien à elle. Pour une fois, elle enviait le manque de reflet d’Angel.
Mais quand elle se tourna pour le regarder, elle vit que sa condition s’était déjà visiblement améliorée durant l’heure depuis qu’ils avaient trébuché en haut des escaliers jusqu’à leur suite. Au début ils n’avaient été capables que de s’effondrer (Angel sur le sol, Cordélia dans un fauteuil à proximité) et essayer de récupérer. Mais la régénération vampirique d’Angel avait vite fait son entrée. Il se déplaçait déjà plus confortablement; le sang qui détrempait sa chemise de smoking aurait très bien pu avoir été versé par quelqu’un d’autre.
"J’ai juste besoin d’un peu de sommeil," dit-elle d’un ton fatigué. "J’ai besoin de me déshabiller, Angel. Et je ne peux pas vraiment le faire moi-même." Elle souleva à moitié son bras blessé – grimaçant en le faisant – en démonstration.
Angel eut l’air complètement nerveux pendant un moment. Avant que Cordélia ne puisse même se demander pourquoi – ça n’était pas comme s’il ne l’avait pas vue en sous-vêtement auparavant, pour l’amour de Dieu – il s’était repris. "Je suis désolé," dit-il. "J’aurais dû y penser."
Elle se tourna pour lui donner un meilleur accès au dos de sa robe. Elle sentit Angel commencer à défaire les boutons qui couraient le long de son épine dorsale, étonnamment adroitement pour un homme avec des mains si grandes, pensa-t-elle. Puis elle fit un demi sourire, réalisant qu’Angel avait probablement fait ça nombres et nombres de fois auparavant.
Ses mains travaillèrent leur chemin jusqu’à sa taille douloureusement restreinte. "Tu veux probablement te débarrasser de ce corset, aussi," dit Angel. Elle sentit le bout de ses doigts attraper les rubans qui le fermaient si étroitement.
"Le mot 'duh' est si approprié, et cependant n’en dit pas assez," dit Cordélia. Quand Angel hésita, elle rit un peu. "Ca veut dire oui. Enlève ce machin vraiment très démoniaque de mon corps."
Angel tira ses manches le long de ses bras, travaillant lentement, faisant attention à son épaule blessée. Cordélia grimaça, et il hésita. "Je ne te fais pas mal?"
"Un petit peu," avoua-t-elle. "Mais pas autant que ce corset. Continue." Angel glissa la robe jusqu’à ses hanches, et elle gonfla en tombant sur le sol, un éclat de couleur à ses pieds. Puis il commença à défaire le corset, boucle par boucle, et Cordélia sentit ses côtes reconnaissantes se développer. Elle prit une profonde respiration qui rempli ses poumons pour la première fois de toute la soirée. L’afflux d’oxygène frappa sa circulation sanguine, et la pièce vacilla autour d’elle pendant un moment.
"Cordy?" Cordélia réalisa qu’elle avait trébuché sur ses pieds; Angel l’avait attrapée autour de la taille, la soutenant contre lui. Elle se pencha contre son torse avec reconnaissance; il semblait être la seule chose immobile et solide dans la pièce. "Tu es plus blessée que je ne le pensais --"
"Non, vraiment, je vais bien," protesta Cordélia. Elle couvrit son bras avec le sien; le mouvement envoya une piqûre de douleur dans son bras, mais elle se força à ne pas gémir. "C’était juste beaucoup d’air en une fois. C’était bien. Hey, je suppose que je suis une autochtone maintenant – je me suis pâmée."
"J’aurais dû penser à mettre un ravitaillement de sels odorants." Elle pouvait dire qu’Angel souriait alors qu’il disait cela. Comme elle l’avait espéré, il recula un petit peu, rassuré, et finit de détacher son corset. Elle pensa qu’il allait l’ôter immédiatement, mais à la place il enleva gentiment ses boucles d’oreilles et les déposa sur la table de nuit, où elles brillaient dans la faible lumière de la lampe à huile. Puis il fit courir ses deux mains dans ses cheveux maintenant aplatis; c’était surprenant comme c’était rafraîchissant, d’avoir ses cheveux redevenir volumineux. Finalement, il lui enleva le corset et le jeta sur le côté. Cordélia l’aurait jeté très, très fort, mais il avait l’idée de base. Elle prit quelques autres profondes respirations, savourant la liberté relative de son corps. Mais elle pouvait encore sentir des bandes de douleur là où les baleines du corset avaient été.
Elle baissa les yeux avec consternation pour voir que sa camisole était coincée contre sa peau à cause de la sueur et de la pression; les lignes du corset avaient creusé sa chair de la manière dont les coutures le faisaient avec un jeans trop serrant, seulement bien plus brutalement. Soigneusement, elle prit le tissu dans sa main indemne et le pela loin de sa peau douloureuse. "Owww. Et ow. Toutes les bêtes choses que j’ais jamais dites sur let féminisme? Je les retire. N’importe quel mouvement qui se débarrasse de ces choses est très bien pour moi."
"Tu auras des marques pendant un moment," dit Angel. Il fit une pause pendant un instant, puis dit, "Je peux aider un peu. Couche-toi."
Cordélia s’assit gracieusement sur le lit et travailla prudemment pour avoir une position inclinée. Comme Angel se déplaçait vers elle, elle grimaça. "Angel, tu dois enlever ça." Elle fit un geste vers sa chemise. "Je pense qu’on a assez fait flippé la direction de l’hôtel sans mettre du sang partout sur le couvre-lit."
"Oh. Oui." Il ôta rapidement la chemise; bien qu’elle l’ait vu sans chemise d’innombrables fois, Cordélia réalisa que ça faisait un long moment depuis qu’elle ait été appelée à bander ses blessures, ou qu’elle ait bavardé avec lui après qu’il ne sorte de la douche. Elle sourit un peu comme il se tourna à moitié pour jeter la chemise ruinée sur le sol et la laisse entrevoir le tatouage gryphon pour la première depuis des mois. Angel bougea comme s’il allait s’asseoir à côté d’elle, vit son sourire, puis fit une pause. "Cordy?"
Les matelas en plumes étaient des choses magnifiques, pensa Cordélia. Des oreillers duvetés. Le lit était si douillet, si accueillant. "Oui, Angel?"
"Je réfléchissait – je veux dire, je me demandais --" Il lui lança un regard qui était bien plus dur et scrutateur qu’elle ne s’y était attendue. "Tu n’as pas du tout mentionné Groo. Tout ce temps. J’étais juste – tu ne t’inquiètes pas pour lui?"
Groo. Cordélia se souvint de son doux sourire en un flash de souvenir qui fut parti aussitôt qu’il était venu. Angel avait raison: Non seulement elle n’avait pas mentionné Groo, mais il ne lui avait même pas traversé l’esprit. De la culpabilité la piqua brièvement, mais elle se fana en un instant. "Si tu étais maléfique, je n’aurais jamais fini par travailler avec toi à L.A.," raisonna-t-elle. "Ca signifie que je n’ai jamais été aspirée à Pyléa, donc Grooie et moi ne nous sommes jamais rencontrés. Dans la réalité altérée, il est à Pyléa, étant un champion et ayant une vie affectueuse. En d’autres mots, c’est Groo le chanceux."
"Ouais," dit Angel, baissant les yeux sur elle. "Je suppose qu’il l’est."
Quelque chose à propos du regard sur le visage d’Angel l’a fit se sentir soudainement embarrassée. Qu’est-ce que Groo penserait s’il la voyait comme ça – dévêtue sur le lit, attendant Angel --
Hé bien, Groo ne pouvait pas la voir. Mais Cordélia roula tout de même sur le ventre.
Elle sentit le matelas s’enfoncer légèrement comme Angel s’assit à côté d’elle. Il commença à frotter son dos, ses doigts massant les lignes courroucées où le corset avait été. Ca faisait mal – mais d’une bonne façon. Cordélia pouvait sentir les renfoncements le long de son dos commencer à s’adoucirent comme il continuait. "Comment c’est?" demanda-t-il.
"Bien. Mieux que bien. Continue." Il le fit. Les muscles de son dos, tendus à cause de la blessure et du combat, commencèrent à se relaxer sous son touché. "Seigneur, c’est formidable. Où as-tu appris à faire des massages aussi géniaux?"
"Tu ne me croirais pas si je te le disais."
Cordélia sourit dans l’oreiller. Elle serait obligée de supplier ou de soudoyer pour qu’il lui raconte cette histoire un jour – un jour où elle n’aurait pas besoin qu’il continue autant qu’elle en avait besoin à cet instant. Puis elle reconsidéra leur situation, et le sourire disparut de son visage. "Je suppose qu’on a plutôt fichu les choses en l’air ce soir."
"Ca n’est pas encore fini," dit rapidement Angel. "Ils se sont enfuis, ouais. Ca ne veut pas dire que nous n’allons pas les rattraper à temps."
"Mais c’était notre meilleure tentative," dit lentement Cordélia. "Tu l’as dit toi-même." Les mains d’Angel furent immobiles pendant un moment, et elle savait qu’il peinait à trouver un moyen de la consoler. Quand il ne dit rien, elle sentit de la peur l’envahir, plus écrasant que tous les autres moments dans leur voyage dans le passé – parce que ceci était le moment où elle était finalement obligée d’affronter le fait qu’ils pourraient être coincés pour toujours. Elle avait évité de penser au pire scénario tout ce temps, mais elle ne pouvait plus l’éviter.
Doucement, elle murmura, "Tu ne peux pas tuer le toi du passé, Angel. Même s’ils bougent la malédiction. Tu ne peux pas."
"J’y serai obligé."
"Si tu disparais -- Angel, si tu meurs, si tu n’es pas dans le monde pendant les 100 prochaines années, ça pourrait aussi grave qu’Angélus étant dans les parages. Peut-être pire." Ca semblait pire. De la panique inondait le cœur de Cordélia.
Angel, sentant peut-être sa peur, recommença à lui frotter le dos. "Chut. Cordélia, ça n’arrivera pas. Si je dois tuer Angélus – hé bien, nous savons de l’exemple de Drusilla que je ne disparaîtrais pas simplement --"
"A moins que tu n’essaies de revenir avec nous," dit Cordélia. Puis elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. "Tu veux dire – tu ne reviendrais pas avec nous?"
Angel secoua la tête, un peu de son ancienne fatigue était de retour sur son visage. "Je sais ce que j’ai fais ces 104 dernières années. Ce que je n’ai pas fait. Si le seul moyen pour moi de protéger le monde est de tout refaire, alors – je suppose que je serai obligé de le faire."
"Tout? Juste répéter le siècle dernier?" L’esprit de Cordélia tourbillonnait à cette simple pensée.
"Ca ne sera peut-être pas si mal," dit Angel, de manière entièrement non convaincante. "Il y a beaucoup de choses supers au 20ème siècle. Le Jazz, et le ‘V-E Day’, et, euh – le dernier Masters de Jack Nicklaus."
Cordélia soupira lourdement. "Je peux voir en toi. Angel, tu n’as PAS envie de repasser par tout ça. Le ‘Dust Bowl’ et le Vietnam et, et -- " Elle se tourna à moitié sur le côté, ignorant la crampe dans son épaule. "Angel, iras-tu trouver Buffy comme tu l’as fait la première fois?"
"Biensûr," dit Angel. "Ca ferait partie de faire que tout redevienne bien. Une partie plutôt grande." Il la guida gentiment là où elle était couchée à plat sur son ventre, puis recommença à travailler sur ses muscles courbaturés. Ses coups étaient forts, presque douloureux comme ils descendaient sur son dos, et cependant son corps devint chaud et liquide comme il la touchait.
Elle murmura, "Est-ce que tu retomberas amoureux de Buffy?"
Angel fut silencieux pendant un moment. Finalement, il dit seulement, "Je ne sais pas. Je ne pourrais pas le savoir. Une centaine d’année dans le futur – c’est une longue période." Puis il lui tapota le dos, presque espièglement, et dit avec une gaieté forcée, "Tu crois que tu vas éviter de travailler pour moi à L.A.? Tu ne vas pas t’en sortir si facilement. Je ne te laisserai pas."
Cordélia sourit, se blottissant contre les oreillers douillets et le matelas. Elle pouvait voir la silhouette d’Angel sur le mur lointain; la chaude lumière dorée de la lampe à huile traçaient autour les ombres de son corps à lui, tout comme celles de son corps à elle, étendue sur le lit sous lui. Son menton était bas, ses yeux peut-être focalisés sur le bas de son dos. Pour une certaine raison c’était intéressant, le regarder en train de la regarder.
"Evidemment," murmura-t-elle, "on a peut-être totalement bousillé les choses, et alors on sera oblige de rester ici avec toi." L’éventualité aurait dû la terrifier; ça accéléra les battements de son cœur, fit s’enrouler ses doigts autour du bord du dessus-de-lit. Mais ce qu’elle ressentait n’était pas du tout de la terreur. "Peut-être qu’on sera tous ensemble."
"Je veux que vous soyez capable de repartir," dit Angel. "Mais -- Cordy – Vous me manqueriez. Beaucoup."
"Evidemment qu’on te manquerait," dit Cordélia. "Je dis juste, tu n’y seras peut-être pas obligé. On sera peut-être coincé ici ensemble." C’était trop pour être effrayant. Elle ne pu que sourire. "Quel genre de suffragette crois-tu que je ferais?"
Angel fit une pause, mais elle l’entendit rire un petit peu. "Je crois qu’il se peut que les femmes obtiennent le vote beaucoup plus tôt."
Cordélia se décida, avec la meilleure ferme résolution amenée par la crainte, qu’être coincée dans le passé avec Angel ne serait pas du tout être coincée. Ces corsets ne seraient plus à la mode très longtemps, et au moins elle aurait ses amis avec elle. La mission – hé bien, il y aurait une abondance de vampires et démons à arrêter dans les environs, pas vrai?
Elle se relaxa plus, laissant aller les derniers vestiges d’inquiétude. Le massage aidait certainement ça. Seigneur, Angel avait des mains supers.
Puis elle se souvint de ces mêmes mains enlaçant celles de Darla comme ils se contournaient sur la piste de danse.
"Angel?" dit-elle. "Voir Darla – ça a dû être bizarre."
"En quelques sortes," répondit-il. Il continua à travailler sur son dos, apaisant la douleur. "Elle a changé pour moi, à cause de Connor."
"Elle n’a pas vraiment changé," averti Cordélia. "Tu ne peux pas penser à elle comme à Lady Madonna. Je l’ai fait, et tu te rappelles où ça m’a mené?"
"Je le comprends très bien," dit Angel, d’un ton de voix qui suggérait qu’il le comprenait bien mieux que Cordélia elle-même.
"Ce n’est pas que je ne te fais pas confiance pour faire ce que tu dois faire," dit Cordélia. "Je te fais plus confiance qu’à n’importe qui d’autre, Angel. Mais je ne veux pas que tu sois encore blessé. Tu as été blessé assez."
Angel fut silencieux pendant un moment, et ses mains s’immobilisèrent sur son dos. Cordélia souhaitait qu’elle ne soit pas sur son ventre, de sorte qu’elle puisse voir son visage; était-il vexé? Etait-il fâché? Etait-il en train de faire son truc stoïque sans émotion?
Puis il commença à rire – très doucement, mais rire tout de même. "Cordélia, tu dois arrêter." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:10 | |
| "Arrêter?" Elle tourna la tête pour qu’elle puisse le voir; il était toujours assis à côté d’elle, ses mains sur son dos, un demi sourire sur le visage. "Arrêter quoi?"
"Arrête d’essayer de prendre soin de moi tout le temps," dit Angel. "Tu viens juste d’être attaquée par Spike et Darla, tu t’es fait très mal au bras, et le corset tout seul t’a presque achevée. Et tu te fais encore du souci pour moi." Il leva une main à son épaule blessée. "En parlant de ça, laisse-moi y jeter un œil." Il ôta la bride de sa camisole de son épaule, découvrant une partie de son dos au bout froid de ses doigts.
Arrêter d’essayer de prendre soin d’Angel? Cordélia n’était pas sure du tout de comment prendre ça, donc elle resta juste couchée en silence, obéissant aux demandes d’Angel pour qu’elle agite les doigts, mette sa main en poing, hausse les épaules et ainsi de suite. Finalement, il dit, "Tu avais raison tout à l’heure – rien n’est cassé. Tu as probablement une entorse, mais pas plus."
"Ok," dit Cordélia, toujours incapable de savoir quoi dire. Angel reprit ses soins sur son dos, son touché frais à travers le fin coton de sa camisole, et ils furent silencieux jusqu’à ce qu’elle lâche, "Pourquoi est-ce que tu ne veux pas que je prenne soins de toi?"
"Cordy -- non. Ce n’est pas ça. Tourne-toi."
"Hein?"
"Ton ventre doit aussi faire mal, non?" Angel l’aida à se tourner sur le dos. Comme ses mains commencèrent à masser son ventre, il dit, "Je suis content de t’avoir pour prendre soin de moi. J’ai besoin de toi."
"C’est tellement vrai," dit Cordélia. "Contente qu’on soit clair là-dessus. Mais alors pourquoi est-ce que tu veux que j’arrête?"
"Je ne veux pas que tu arrêtes. Jamais," dit Angel. Il la regardait dans la faible lumière, son regard plus doux et ouvert qu’elle n’avait l’habitude de voir chez lui. Elle l’avait vu auparavant, mais si rarement. Trop rarement. Elle aimait ça. "Mais tu n’es pas obligée de le faire tout le temps. Je peux prendre soin de moi occasionnellement. Et parfois tu as besoin que je prenne soin de toi."
"Difficilement," protesta Cordélia, puis elle réalisa qu’elle était étendue sur le lit, laissant Angel masser sa peau pour qu’elle redevienne habitable. "Enfin, d’accord, quand je suis attaquée par des vampires, tu deviens plutôt pratique."
"Merci," dit Angel, pince-sans-rire. Sa paume balaya le long de sa taille. "Mais – je ne veux pas juste alterner entre être ton garde du corps et ton thérapeute. Tu es beaucoup là pour moi, Cordélia. Je veux juste que tu saches que je suis là pour toi aussi. Tu peux me laisser prendre soin de toi, de temps en temps."
"Comme maintenant," dit Cordélia. Ses mains étaient si agréables, et elle se sentit se relaxer encore plus. Elle sourit. "Je crois que j’aime que tu prennes soin de moi. Tu sais quoi? Etre coincée ne serait peut-être pas si mal que ça. Je parie que tu connais tous les endroits où aller et où ne pas aller. Tous les meilleurs trucs à faire. On voyagera partout, et tu pourras me montrer les vues. On aura des aventures. On s’amusera pour changer. Tu devras agir comme mon mari, ok? Je ne veux personne qui écrive sur moi en tant que vieille fille de 21 ans."
La voix d’Angel fut légèrement irrégulière comme il répondit, "Ton mari. Ok. Je -- ok."
"Quoi?" dit-elle, essayant d’attacher peu d’importance à la soudaine épouvante sur son visage. "Tu es gêné d’être vu avec moi?"
"Jamais." Ses mains s’immobilisèrent sur son ventre, et elle cru qu’il allait les bouger. A la place, il prit lentement l’une de ses mains dans la sienne. "J’aime prendre soin de toi," dit-il doucement.
L’intimité du moment l’a frappa en un éclair, et Cordélia sentit maladroitement qu’elle devrait retirer sa main, ou faire une blague, ou quelque chose. Quelque chose qui ferait bien comprendre que c’était juste leur même vieux truc, s’étreindre et faire des blagues et parler et n’en penser rien, Angel et Cordy, meilleurs amis jusqu’à la fin. Pas le faire bien comprendre à Angel, parce qu’il le savait, et pas le faire bien comprendre à elle, parce qu’elle le savait, mais il semblait que ça devait tout de même se faire bien comprendre.
A la place, elle sentit ses propres doigts se refermer autour de siens, comme par leur propre volonté. Angel jeta un oeil à leurs mains enlacées pendant un moment, puis la regarda dans les yeux. "Cordy?" murmura-t-il.
"CORDY!" La voix de Gunn retentit du corridor. Cordélia et Angel sursautèrent tous les deux, saisi d’étonnement. "ANGEL!" Gunn courait définitivement vers leur porte. Angel lui serra vite la main, puis se leva du lit juste au moment où la porte fut brusquement ouverte.
Le turban de Gunn était légèrement de travers. "On a de sérieux ennuis qui se préparent. Vous pouvez bouger?"
"Je vais bien," dit Angel. "Cordy?"
Cordélia se redressa assise. Pour une raison ou pour une autre, elle se sentit beaucoup plus dénudée devant Gunn qu’elle ne s’était sentie devant Angel; elle tira l’un des dessus-de-lits sur elle. "Je peux si je le dois," dit-elle. "Ne me demande pas de faire la roue. Qu’est-ce qu’il se passe? Où est Fred?"
"Fred est au rez-de-chaussée en train de nous voler un cheval et une charrette," dit Gunn, secouant la tête avec quelque chose qui était à la fois consternation et admiration. "Cette fille aurait été super dans mon ancien gang. On doit espérer qu’elle s’en sortira, parce qu’on doit retourner dans les bois, et vite. Darla a envoyé Spike à ta recherche, Angel – pas TOI toi, mais l’ancien toi. On pense qu’elle va poursuivre les bohémiens ce soir."
Le battement de coeur de Cordélia s’accéléra, et la douleur dans son épaule sembla s’atténuer.
Angel commença à se diriger vers la pièce d’à côté où ses vêtements étaient, mais s’arrêta en chemin pour fouiller dans le coffre où ils avaient caché leur petite cachette d’armes. Il sorti quelques pieux fais à la hâte et un poignard que Cordélia avait pris dans le musée à Rome et, d’une façon ou d’une autre, qu’elle n’avait pas perdu dans la course pour retourner à la machine à voyager dans le temps quand ce futur s’était autodétruit. Lui tendant le couteau, Angel demanda, "Cordy, tu peux t’habiller?"
"Je peux enfiler mon jeans et mon chandail," répondit-elle. "Ca n’a pas d’importance de quoi j’ai l’air maintenant. Soit on est sur le point de retourner dans le futur soit de faire exploser le passé en miettes."
Gunn grogna, "DÉPÊCHEZ-VOUS simplement."
-----
"Le futur est fait de boîtes," dit Drusilla. "Tant de boîtes! Ils vivent dans des boîtes empilées les unes sur les autres, et s’asseyent dans des boîtes qui flottent sur les routes comme des rivières. Et il y a des boîtes pour les images et des boîtes qui font de la musique, et des petites boîtes qui contiennent des milliers de voix et font un son comme --" Elle ferma les yeux avec concentration et fit un bruit qui ressemblait, pour Darla, beaucoup à une grenouille étant torturée: "Brrrp! Brrrp!"
"Très bien, Drusilla," dit Darla impatiemment. "Maintenant dis m’en plus sur cette machine à voyager dans le temps. Que fait la bague exactement? Peux-tu me montrer si nous allons là-bas?"
"Je t’y emmènerais, si tu es une bonne Grand-mère et que tu attends," dit Drusilla, remuant sévèrement le doigt. Etait-ce son imagination, se demanda Darla, ou est-ce que Drusilla appréciait ce changement soudain dans la balance des pouvoirs entre elles? "Tu vas aimer le futur. Tant de choses merveilleuses! Arbeit macht frei, Agent Orange, la solution finale, le nettoyage ethnique, et le meilleur de tous, ils disent que le monde va se réchauffer encore et encore jusqu’à ce que nous fondions tous," finit-elle avec un air d’autorité.
"La fin du monde," dit Darla. Comme c’était charmant de faire partir la chair mortelle de ce monde en la faisant bouillir et ne laisser que les os blanchis. Elle se sentit commencer à croire en les rêves-visions de Drusilla – plus que croire. Elle savait déjà qu’ils étaient vrais, mais elle commençait à se languir de les voir par elle-même. D’y amener Angélus.
"Et oh! Un autre secret, un qui scintille et pétille et brille sur toutes les rues." Drusilla se pencha en avant très près, de sorte que leurs nez se touchaient presque, et chuchota, "C’est du Coca."
"Hey! Quelqu’un veut m’aider un peu, ici?"
Darla et Drusilla regardèrent toutes les deux en arrière; Spike se tenait à l’entrée de la cave, supportant avec difficulté un infect mécréant à moitié mort. Darla sentit un éclair de colère: Comment osait-il lui désobéir quand elle lui avait dit de trouver Angélus et de ne pas revenir sans lui -- _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:11 | |
| La silhouette que Spike supportait leva la tête, et regarda Darla à travers des cheveux en queues de rats mal peignés. C’était Angélus. Spike l’avait amené, tout comme elle l’avait demandé.
La nuit où elle l’avait chassé de la villa, Darla avait pensé que ce n’était pas possible qu’il ait l’air plus pathétique, plus repoussant qu’il ne l’avait été quand il avait pleuré devant elle. Maintenant elle savait qu’elle s’était trompée – il avait toujours l’air aussi pathétique, mais maintenant ses vêtements étaient répugnants et déchirés, son visage plein de boue, ses cheveux emmêlés. Il avait dû dormir dans des fossés, pensa-t-elle avec dégoût. Et il était faible, s’appuyant sur Spike comme support; il ne s’était clairement plus nourri depuis qu’elle l’avait jeté dehors. Il ne pouvait pas se résoudre à tuer, réalisa Darla, et elle sentit de la révulsion renouvelée.
"Darla," dit Angélus. Sa voix était rauque, à peine un murmure, mais la note de supplication était indubitable. "Darla."
Darla ne dit rien. Elle ne bougea pas.
"Je l’ai trouvé blotti sous une haie. Satan seul sait ce qui ne va pas chez lui," dit Spike. Son visage tordu en quelque chose qui était à moitié un sourire, à moitié un ricanement de mépris. "Il pue certainement comme l’enfer. Tu le voulais, donc le voilà." Et avec ça, il poussa brutalement Angélus vers elle.
Darla se tint, clouée au sol, alors qu’Angélus trébucha vers elle. Ses bras étaient tendus vers elle, son regard fixé sur elle. Il ne semblait pas du tout être conscient de Spike et Drusilla.
D’une voie si basse que seule Darla pu l’entendre, Drusilla dit, "Le voilà, ni poisson ni volaille. Mais infect! Il pourrait être l’un ou les deux ou encore quelque chose d’autre. Choisi une porte, Grand-mère, et fais qu’il la traverse."
Epuisé, Angélus tomba à genoux devant Darla, ses bras toujours tendus. "Darla. Darla, pitié. Pitié..."
Il la suppliait de l’aider, pensa-t-elle avec dégoût.
Et puis: Il la suppliait. Il avait besoin d’elle.
Darla se souvint de l’Angélus avec qui elle avait dansé plus tôt cette nuit, celui à qui l’attention avait vagabondé d’elle et à l’humaine dans la robe orange. Celui qui s’était éloigné de Darla sans regarder en arrière. Soudainement, malgré sa saleté et sa dégradation, il y avait quelque chose de désirable chez l’homme à genoux devant elle.
Darla tomba lentement sur le sol et, contrôlant son dégoût, ouvrit ses bras. Angélus tomba dans son étreinte, s’accrochant à elle comme un enfant effrayé cherchant sa mère. Ce qui d’une certaine façon, pensa Darla, était ce qu’il faisait.
"Pardonne-moi," bredouilla-t-il. "Pardonne-moi, aide-moi, pitié, je suis désolé, aide-moi --"
Spike avait raison: Angélus puait. Darla plissa le nez, mais autrement dissimula sa répugnance. Après tout, qu’est-ce que le Maître aurait dû faire d’elle quand il l’avait trouvée? Elle n’avait été qu’une faible mortelle aveulisse, se décomposant à l’intérieur. Parfois la grandeur commençait avec d’humbles matériaux. Et Angélus avait déjà de la grandeur en lui; elle était juste entravée par sa malédiction avec des chaînes qu’elle avait le pouvoir d’ôter. Elle leva une main et caressa gentiment ses cheveux, les ôtant de ses yeux. "Là, mon doux amour. Tout s’arrangera bientôt. Bientôt tu nous seras restauré."
Angélus leva les yeux vers elle, son visage enfiévré de gratitude. "Tu feras que ça – s’arrête? Que ça s’en aille?"
"Je le ferai, mon amour."
"Merci," murmura Angélus. "Merci, merci, merci..." Il continua de marmonner des mots de remerciement à peine cohérents tandis que Darla le berçait, comme un enfant, contre son sein.
Durant le siècle et demi que Darla avait connu Angélus, elle avait été alternativement son professeur, son amante et -- aussi réticente qu’elle l’était de l’admettre – parfois son esclave. Maintenant pour la première fois, elle était son sauveur, et Darla trouva qu’elle appréciait le rôle pas seulement parce que c’était nouveau.
Drusilla frappa des joyeusement des mains. "Vous voyez, nous sommes à nouveau une famille, pleines d’étreintes et de sourires!"
"Pardonne-moi pendant que j’ai la nausée," dit Spike.
-----
Les vampires étaient proches, et la force de leur proximité était presque écrasante.
Angel ferma les yeux, essayant de se concentrer. Quatre vampires, si proches, si familiers. L’énergie de Spike était vive et rapide, une fléchette brûlante vrombissant dans sa conscience. Celle de Drusilla était diaphane et informe, un voile qui embrumait ses pensées. La plus familière de toute était celle de Darla – froide et dure et magnifique, un barreaux en fonte qui formait une cage.
Et puis la quatrième -- étrangère et familière à la fois, lui-même et cependant pas lui-même. Angel sentit qu’il devrait être capable de lire son ancien lui mieux que les autres, mais l’inverse était vrai; tout ce qu’il pouvait sentir était de la souffrance distante.
"Angel, ce serait un mauvais moment pour un état de fugue," dit Cordélia.
"Quand serait un bon moment?" dit raisonnablement Fred. Elle dételait le cheval de la charrette, pour qu’il puisse retourner à son écurie et son maître. D’une manière ou d’une autre, ils n’en auraient plus besoin.
"Je vais bien," dit Angel. Il regarda dans la nuit, espérant que son autre lui masquerait sa proximité des autres vampires. "Ils se dirigent plus profondément dans la forêt. Allez."
"J’essaye pas d’être pessimiste là," dit Gunn comme ils commençaient à faire leur chemin à travers la forêt, "mais on est censé faire quoi exactement quand on les aura rattrapé? On n’était pas trop chaud contre juste les trois à la salle de bal, et avec un de plus – ce un étant toi – ça va être difficile."
Ils étaient si bruyants. Si bruyants. Les pas de Fred brisèrent une branchette. La manche de Gunn se prit contre les branches d’un buisson, envoyant frémir des échos à travers les bois. Cordélia trébucha sur une branche d’arbre, et il semblait que le son retentissait. Angel savait que ses sens étaient à leur maximum, prêt pour la bataille, mais il y avait toutes les chances pour que ceux des autres vampires le soient aussi.
"Soyez silencieux," murmura-t-il. "On les arrête de quelque manière qu’on peut. Mais --" C’était trop important pour ne pas le dire tout haut. "Personne ne tue Darla. Quoi qu’il arrive."
"Angel," dit Cordélia. Son visage était pâle dans la nuit, sa voix assez basse que même lui ne protesta pas. "Si ça en vient à ça --"
"Ca n’en viendra pas," murmura-t-il en arrière. "Je ne laisserai pas que ça arrive."
"Je reconnais cet arbre," dit Fred. Elle stoppa ses pas. "Angel – c’est près de la cave avec le portail qui ramène à la machine à voyager dans le temps. Très près."
Les yeux de Cordélia s’écarquillèrent. "Pitié, pour l’amour de Dieu, dis-moi que les vampires ne se dirigent pas vers la machine à voyager dans le temps."
"J’aime tout à fait Dieu," dit Fred. "Mais c’est vers là qu’ils se dirigent. Vous croyez que Drusilla a peut-être – aurait pu --"
"Elle leur a dit," dit Angel. Il avait cru que c’était impossible que ça soit plus désespéré, mais il s’était trompé. Il commença à courir après les vampires, se fichant du bruit. Les autres étaient juste derrière lui, leurs armes prêtes. Comme ils montaient la légère colline – pas loin du tout de la cave, réalisa Angel – il fut convaincu qu’ils avaient finalement atteint le moment le plus désespéré de ce voyage entier.
Puis ils atteignirent le sommet de la colline, et il vit les torches.
"C’est quoi ça?" dit Gunn. Ils furent tous gelés sur place, fixant les lumières venant vers eux dans la forêt distante. Peut-être huit ou neuf torches – les sons des pas tellement plus forts maintenant – plus qu’une douzaine de personnes -- Angel loucha, utilisant sa vue de nuit pour voir qui au juste approchait.
"C’est les bohémiens," dit-il.
"Je croyais que Darla les poursuivaient!" protesta Cordélia. "Depuis quand poursuivent-ils Darla?"
"Depuis maintenant," dit Fred. "Quand nous avons changé le flux du temps, les laissant savoir ce qui s’était passé – ils auraient pu découvrir plus que ce qu’ils savaient la première fois. Donc peut-être qu’ils attaquent Darla avant qu’elle ne puisse les avoir."
La vérité s’installa autour de lui, lourde et sombre. "C’est une possibilité," dit Angel, bien qu’il ne pouvait pas se résoudre à croire que c’était vrai. "Mais ça n’est pas nécessairement ce qu’ils font."
"Quoi, tu crois qu’ils sont dehors pour une promenade de minuit?" demanda Gunn.
"Il se pourrait qu’ils ne poursuivent pas Darla," répéta Angel. "Il se pourrait que ce soit nous qu’ils poursuivent." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:11 | |
| Chapitre Six
"Je croyais que tu avais dit que -- ce plan avait – du sens," haleta Charles.
"Il en a," pantela Fred, hasardant un coup d’œil par-dessus son épaule. Ce qu’elle vu n’était pas rassurant – la foule de bohémiens en colères était à peine à vingt mètres derrière eux, leurs torches dansant de haut en bas tandis qu’ils pourchassaient Fred et Charles à travers la forêt sombre.
"Oh ouais?" respira Charles. Il utilisait une main pour essayer de garder son turban en place, avec un succès seulement limité. Il commençait à se dérouler au sommet. "Bondir – devant les bohémiens – qui veulent nous tuer – a du sens?"
"Biensûr," dit Fred. Sa poitrine était serrée avec l’effort de prendre assez d’air pour courir et parler en même temps. "Nous les faisons nous poursuivre – les guidons jusqu’à Darla – puis les bohémiens et les vampires – se combattrons."
"Et ça aide -- comment?"
"Darla ne tuera pas les bohémiens -- car Drusilla lui aura raconté – que c’est pour ça que la malédiction d’Angel n’a pas été enlevée – la première fois."
Quelque chose qui aurait pu être une flèche fila si près du côté de la tête de Fred qu’elle sentit un souffle froid dans son oreille. Elle saisit la main de Charles, et ils commencèrent à serpenter et zigzaguer entre les arbres, se dirigeant tout de même dans la direction des grottes.
"Donc," haleta Charles, "Darla essaye de ne pas tuer les bohémiens – on essaye de ne pas tuer Darla – alors dis-moi – qui est-ce que les bohémiens essaient de ne pas tuer?"
Fred ne répondit pas, continua juste de courir.
"Je crois que je viens de trouver l’imperfection dans ta réflexion," dit Charles. "Cours plus vite. La prochaine fois – c’est moi qui – fourni les plans."
-----
Des bruits dans la forêt. Des voix, des pieds martelant – une foule, n’essayant même pas de dissimuler leur approche.
Les vampires levèrent tous la tête, se tournant comme un vers le danger encore invisible. Spike frotta ses mains ensemble, ses yeux miroitant d’une façon jaune et prédatrice dans l’obscurité. "On dirait que nous allons voir un peu d’action tout compte fait."
"Non, non," gémit Drusilla. Elle avait levé ses mains à sa tête et traînait ses doigts dans ses cheveux, ruinant le style soigneusement épinglé et bouclé. "C’est mauvais, tout mauvais. Ils ne sont pas censés être là!"
A côté d’elle, Angélus frissonna. Il pouvait à peine se tenir debout, encore moins se battre.
"Va dans la grotte," ordonna Darla. Elle poussa Angélus vers Spike. "Prends-le."
"Je ne manque pas une émeute parfaitement bonne pour soigner la gueule de bois d’Angélus," dit Spike.
"Angel," murmura Drusilla. "Angel..."
"Je t’ai DIT de ne pas l’appeler comme ça!" explosa Darla.
"En fait," dit calmement la voix d’Angélus, "Je préfère comme ça."
Mais Angélus n’avait pas parlé.
Darla se retourna vivement. Angélus – l’autre Angélus, celui que Drusilla insistait pour appeler Angel – se tenait derrière elle. Darla masqua sa fureur avec un sourire. "Je suis si contente que tu ais pu nous rejoindre," dit-elle. Il y avait une femme avec lui, et il fallu une seconde à Darla pour la reconnaître; elle avait l’air très différente sans la perruque et la robe orange qu’elle avait portées au bal. Elle, comme Angel, portrait d’étranges vêtements – la femme avait l’air effrontée, même aux yeux blasés de Darla, en pantalon. "Et tu as amené ta petite putain aussi. Comme c’est aimable."
"J’aurai cru que quelqu’un avec ton histoire personnelle serait un peu moins désinvolte avec des mots comme ça," dit calmement la fille. "A propos, mon nom est Cordélia. Mes amis m’appellent Cordy mais, hey, que dirais-tu que de ne pas le faire."
La bouche de Spike était grande ouverte. Il regarda l’Angélus qui s’était effondré contre un tronc, le visage blanc et tremblant, et puis l’Angélus se tenant devant Darla. "Ca n’est pas un fantôme. Il est réel. Damnation, S’IL-VOUS-PLAÎT est-ce que quelqu’un voudrait juste m’EXPLIQUER ce que DIABLE il se passe ici? Parce que RIEN de tout ça n’a du SENS pour moi!"
Drusilla lui tapota le bras de manière réconfortante. "Ne sois pas vexé. Tu t’y habitueras, tout comme moi."
"Cordélia. Maintenant je saurais quoi leur dire de mettre sur ta pierre tombale." Ignorant la fille, Darla dirigea son entière attention sur Angélus. Il se tenait à quelques pas de son autre lui, cependant dans tous les autres sens, ils étaient des mondes à part. "Tu devais me suivre, n’est-ce pas? Tu vois, la flamme brûle toujours en toi."
"Ne te flatte pas," se moqua Cordélia, mais quand Darla regarda dans les yeux de l’autre Angélus elle vit un clignotement de quelque chose qui lui dit qu’elle n’était pas si loin de la vérité.
"Ils s’approchent," dit Drusilla. Ses yeux devenaient dorés aussi maintenant, avec la proximité de la rage et du sang humain. "Très proche maintenant, Grand-mère. Les bohémiens n’ont pas attendu que nous les trouvions. Tout le monde gâche l’histoire maintenant, et quelqu’un doit payer. Je veux MON histoire, et je l’écrirai dans du sang. Le sang bât plus près maintenant. Thump thump."
"Nous voulons peut-être nous concentrer sur la foule en colère s’approchant rapidement," dit Spike. "Ca pourrait être des ennuis. Plus d’ennuis que ces deux-là en tout cas – l’Angélus bonus étonnamment non voulu et la fille avec le mauvais travail de teinture de cheveux."
Cordélia le regarda de travers. "L’ironie va tellement venir te mordre les fesses sur celle-là." Mais Darla nota qu’elle aussi jetait des coups d’oeil aux bohémiens par-dessus son épaule.
"Spike, Dru." Elle claqua des doigts vers le son du tapage. "Allez voir les bohémiens. Vous ne les tuez sous aucun prétexte. Mutiler tant qu’il vous plaira."
"Je n’ai pas mutilé depuis des années," dit Spike, souriant avec anticipation. Lui et Drusilla déguerpirent dans la nuit.
"Cordélia," dit Angel. "Eloigne-le des bohémiens. Garde-le hors de ça si tu peux."
Il fallu un moment à Darla pour réaliser ce qu’il voulait dire. Quand elle vit Cordélia se diriger vers Angélus – est-ce qu’un seul n’était pas assez pour cette petite peste fouineuse? – elle eut envie de crier. Mais les bohémiens se rapprochaient encore plus, et tous ses mots chauds à propos de préférer voir Angélus en poussière s’étaient refroidis pour elle maintenant.
"Angélus?" dit-elle calment. "Va avec elle dans la grotte. Je viendrai te chercher plus tard."
"Je ne veux pas te quitter," dit Angélus. Il ne voulait pas détourner ses yeux du visage de Darla, et elle n’avait jamais trouvé son regard si accueillant.
"Tu es si pathétique," dit Cordélia. "Mais tu vas être assez pathétique pendant les cents prochaines années ou presque. Je vais passer." Elle saisit le bras d’Angélus et commença à le tirer vers la grotte, loin de Darla. Pendant un magnifique instant, Darla vit un clignotement de l’ancienne fureur de son cher amour dans ses yeux – mais ensuite elle disparut, perdue dans l’écoeurant bourbier de culpabilité et d’horreur. Il trébucha dans la grotte avec Cordélia. Au moins il obéissait encore.
A quelques mètres de là, un fracas dans les broussailles fut rapidement suivit par des cris et des hurlements. Les bohémiens -- et, d’après les bruits, certains des chouchous humains d’Angel aussi, -- avaient trouvé Spike et Drusilla. Darla et Angel regardèrent vers la clameur; elle pu entrevoir la lumière des flambeaux vaciller à travers les branches, la silhouette trop rapide d’une main levée s’abaisser brusquement. Avant qu’elle ne se détourne, Angel la fixait une fois de plus. Ils s’observèrent pendant un autre moment de silence.
Finalement il dit, "C’est mon tour de te demander de danser."
Darla fit une révérence. "Très bien," dit-elle. "Dansons."
-----
Les branches bruissaient comme Drusilla courait à travers elles, des petits coups de fouet dans la nuit. Une forêt de fouets, comme c’était charmant. Si seulement elle pouvait les utiliser.
Les horribles bohémiens couraient vers eux, hurlant, et ça serait si doux de les moucher, des doigts mouiller sur la flamme. Mais ça n’était pas la fin de l’histoire.
"Attention!" cria une voix en Anglais. C’était l’homme sans cheveux, s’abaissant sur le côté, tirant la fille avec les longs cheveux avec lui. Les deux aimaient Angel comme il était. Lorsqu’ils virent Drusilla et Spike, leurs yeux s’écarquillèrent encore plus.
"Par l’enfer, pas celle-là encore," grogna Spike comme il vit la fille. "Et qui est l’excentrique avec le turban?"
"Oh, ce ne sont pas des bohémiens," dit joyeusement Drusilla. "Tu peux les tuer EUX."
Spike sourit. "Il est temps que quelque chose se passe à ma façon ce soir."
L’homme sans cheveux se mit entre la fille et Spike. "Tu vois, c’est une autre imperfection dans le plan," maugréa-t-il. "Deux imperfections et je continue de compter."
Puis les bohémiens jaillirent des broussailles. Tout le monde se fixa pendant un long moment. Trop de réflexion, décida Drusilla. Pas assez de saignement.
Drusilla hurla – une note longue, haute, tremblante, autant un chant qu’un cri. Tous leurs esprits devinrent blanc argenté. Elle chercha une peur qui les posséderait tous, la retint dans l’oeil de son esprit, la mit également dans leurs esprits.
A travers leurs yeux elle vit la forêt s’enflammer.
Les bohémiens commencèrent à crier comme ils s’abaissaient et se recroquevillaient. Une lumière orange surnaturelle sembla vaciller à travers les arbres, tomber comme des larmes sur des feuilles qui envoyèrent des étincelles. La fille avec les longs cheveux frappa son pantalon; l’homme sans cheveux essaya de l’aider. Les bohémiens couraient dans toutes les directions, confus et déconcertés. Spike eut aussi un mouvement de recul, mais elle prit sa main dans la sienne et la serra rapidement deux fois – leur ancien signal pour ses meilleures farces et attrapes.
"Ce n’est pas réel?" chuchota-t-il. Quand elle secoua la tête et sourit, Spike commença à rire et rire. "Oh, brillant. Sacrément brillant. Ma parfaite et vicieuse colombe."
Son Spike, avec elle à nouveau. Son Spike, aussi romantique et meurtrier que jamais.
"Je vais voir les bohémiens," dit-elle d’un air guidé. C’était tout comme jouer à Wendy Houses. "Tu peux tuer les autres."
-----
"Tu crois que je ne sais pas ce que tu manigances?" dit Cordélia.
Angélus leva les yeux vers elle, dérouté, du sol de la grotte sur lequel il s’était effondré d’épuisement apparent. Elle soupira. "Pas TOI toi. L’autre toi. Angel. Je sais ce que tu – ce qu’il manigance. 'Eloigne-le des bohémiens.' Il veut simplement que je sois hors de la bataille. Il m’a entraînée, genre, quatre-vingt-dix zillions de fois, et il ne me fait toujours pas confiance pour le combat. Alors, dis-moi, as-tu toujours été si absurdement surprotecteur?"
Elle haussa les épaules comme elle le disait, et la douleur perçante dans son épaule lui rappela qu’Angel avait peut-être d’autre raisons légèrement mois ennuyantes pour la sortir de la bagarre. Angélus ne répondit pas; à la place, il retomba juste dans sa fixation muette du sol.
Cordélia fut déçue de sentir sa contrariété envers Angel se faner; ça avait été, de loin, la chose la plus simple à laquelle penser. C’était beaucoup moins effrayant que l’éventualité d’Angel devenant sentimental à propos de son ex amante qui était probablement contente de le tuer, maintenant qu’elle avait une pièce de rechange. C’était beaucoup moins incertain que de se demander ce qu’il arrivait à Fred et Gunn, prit entre des bohémiens meurtriers et des vampires à moitié meurtriers. Et c’était bien, bien moins douloureux que de vraiment regarder Angélus – l’Angel qui avait été.
C’est Angel, se dit-elle. Mon Angel. C’est plus facile de l’appeler Angélus, mais même s’il n’a pas encore changé le nom, le reste est le même. Il a son âme. Il peut aimer.
"Est-ce que tu veux vraiment être avec Darla?" lui demanda-t-elle doucement.
Angélus ne la regarda pas, mais après quelques instants, il dit, "Elle est mon seul espoir."
"Espoir? Espoir de quoi? D’être ce que tu étais avant?"
Il grimaça avec une douleur si arrachante que la première pensée de Cordélia fut qu’il était blessé d’une façon ou d’une autre, saignant d’une blessure qu’elle n’avait pas vue. Mais il dit seulement, "Je ne veux pas – je ne peux pas -- mais --" Angélus agrippa ses cheveux, tirant si fort que Cordélia pensa qu’il allait peut-être réellement en arracher une poignée par la racine. "Je veux que la douleur s’arrête. Je veux que tout finisse. Darla peut y mettre fin."
"En t’extirpant ton âme comme une mauvaise dent." Cordélia eut envie de le gifler. "Flash info, mon pote. Si tu fais ça, la douleur ne s’arrête pas. Elle s’arrête juste pour toi, et tu la passes à d’autres gens. Les gens qui ont survécus à ceux que tu vas continuer à tuer." Elle se rappela soudainement du visage de Giles comme le cercueil de Jenny Calendar était descendu dans sa tombe. Cordélia ne s’était pas permise de s’en rappeler depuis des années.
"Oh, Seigneur," dit Angélus. Il se laissa retomber sur le mur en pierre de la grotte. "Vous avez raison. Vous avez raison. Ca ne s’arrête jamais. Quoi qu’il arrive." Des larmes étaient dans ses yeux. Le voir pleurer n’était pas plus simple la deuxième fois.
Cordélia fut d’abord surprise – elle avait raillé Angel des milliers de fois, en plaisantant et en étant sérieuse, gentiment et brutalement et de toutes les manières entre. Elle connaissait ses réactions dans toutes leurs nuances et formes, pouvait prévoir les regards qui les accompagnaient toutes. Puis elle réalisa que ces réactions appartenaient à un siècle dans le futur; l’homme qui avait pleuré devant elle était encore trop écorché, trop angoissé, pour que n’importe quel coup soit moins que dévastateur.
Piquée par un sentiment entièrement inconnu de contrition, Cordélia s’agenouilla à ses côtés. "Je suis désolée. Ok? Je ne pensais pas ce -- non, je le pensais. Mais tu dois savoir que ça ne va pas toujours être comme ça."
"Non," dit Angélus. "Ca va finir."
Sa main se ferma autour de la sienne, et elle pensa pendant un moment étrange et troublant qu’il lui faisait une passe. Puis elle réalisa que ses doigts étaient enroulés autour de son pieu.
"Je ne serai pas ce que j’étais avant, et je ne peux pas être ce que je suis maintenant," dit Angélus. "Bientôt je ne serai plus du tout." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:12 | |
| -----
"Donc c’est ta fin," dit Darla. "Ma majestueuse créature, réduite à ça. Réduite à toi."
Angel avait de la pratique considérable pour ignorer les railleries de Darla. Il l’encercla silencieusement dans la nuit, se concentrant uniquement sur les cris proches des bohémiens. Et – ça ressemblait à Fred, en difficulté --
Darla vit son hésitation, l’interpréta mal et sourit. "Tu détestes ça, n’est-ce pas?" chantonna-t-elle. "Etant tellement moins que tu pourrais l’être. Qu’es-tu devenu maintenant? Un genre d’individu calme et doux, je prévois. Le genre d’homme dont les humains pourraient facilement se faire un chouchou, qui se dit qu’il est heureux avec son obéissante amante humaine."
Cordélia, obéissante. Angel ne pu s’en empêcher: Il rit.
"Et tu es si tranquille dans ta petite existence douillette que tu peux te moquer de moi," dit Darla. Ses lèvres sombres se tordirent en un air renfrogné qu’il savait être un misérable masque pour la douleur. Il avait blessé Darla des milliers de fois – délibérément et accidentellement, à sa demande et contre sa volonté et sans même y penser. Elle avait fait la même chose envers lui. Ca n’avait jamais beaucoup importé, d’une façon ou d’une autre. Leurs esprits restaient aussi anormalement non balafrés que leurs corps.
Mais c’était différent. Ca le blessait maintenant, de voir qu’il l’avait blessée. La peine de Darla était devenue réelle pour lui. Connor l’avait rendue réelle d’une manière qu’il n’avait jamais connu – d’une manière qu’elle n’avait jamais connu, jusqu’à la fin.
"Je ne me moque pas de toi," dit-il doucement. "Mais tu ne comprends pas le futur que je connais, Darla. Tu ne comprends pas l’homme que je suis devenu."
"Je le comprendrai," dit Darla. Elle leva la main. Le bracelet hologramme de Cordy était toujours bouclé autour de son poignet, mais ses yeux furent attirés loin de lui. A l’horreur d’Angel, la bague dorée de la machine à voyager dans le temps étincelait sur un doigt. "La seule pièce de joaillerie que tu n’as jamais donnée, mon cher – une alliance. J’ai dû m’en trouver une toute seule. Elle te plait?"
"Darla," dit Angel, ne s’attendant pas à ce qu’elle écoute, "Si tu comprends ce qu’elle fait --"
"C’est le cas." Il ne douta pas d’elle.
"—alors tu dois comprendre que tu ne vas pas aller dans le future que Drusilla connaît. En quittant cette époque et en me prenant avec, tu le détruiras, pour toujours."
"Pourquoi est-ce que je me soucie de ton futur?" dit Darla. "Je ne veux peut-être pas aller en avant. Je vais peut-être en arrière – t’apprendre La Volta pour de vrai cette fois. Ou plus loin, peut-être. Tu pourrais apprendre l’art des Borgias, plonger tes doigts dans ces peintures que tu essaies toujours de me faire admirer. Je pourrais étudier l’astuce des poisons des Claudians. Peut-être que toi et moi, nous descendrons le Nil sur une péniche, écoutant Cléopâtre nous raconter les histoires de la Cité de la Mort. Nous boirons dans les jarres albâtres qu’ils pensent détenir l’immortalité, et nous leur dirons si c’est vrai." Sa voix changea d’une douceur rêveuse en quelque chose de bien plus dur. "Ou peut-être que je te traînerai bien plus loin en avant. Des siècles. Des millénaires. Qui sait ce que nous trouverons là? Ca n’a pas beaucoup d’importance. Partout où nous irons, nous trouverons du sang, et tu le boiras avec moi, à mes côtés."
"Ca n’arrivera jamais," dit-il. Angel n’avait aucune intention de tuer Darla, mais elle ne le savait pas, et il ne comptait pas la laisser deviner. "Je vais t’en empêcher."
Darla rigola. "Comme si tu pouvais." Elle donna un coup vers lui, si vite qu’il l’esquiva à peine à temps.
Deux des bohémiens trébuchèrent hors de la forêt, et Angel et Darla se raidirent, se préparant à se défendre eux-mêmes, et l’autre, des intrus. Mais les bohémiens criaient, hurlaient, donnaient des coups sur leurs vêtements comme si – comme s’ils étaient en feu. Un des groupes d’hallucinations de Drusilla alors. Angel espéra que le cri de Fred qu’il avait entendu n’était basé sur rien de plus que la peur d’une vision.
Mais Spike et Dru étaient aussi dans les bois --
Le poing de Darla claqua contre sa mâchoire, l’envoyant en une spirale déséquilibrée. Au moment où elle se fendait vers lui, il se redressa, bloquant son cou et la repoussant dans la poussière. Elle se remit péniblement sur ses pieds, riant amèrement comme elle ôtait des boucles blondes de ses yeux.
Derrière eux, les bohémiens, toujours en prise à leur illusion, commencèrent à trébucher dans la grotte. Cordélia allait devoir s’en occuper, bras blessé ou pas.
"Alors c’est tout de ce que tu veux de moi maintenant," dit Darla. "Que je finisse comme ça. Poussière à poussière."
"Ta fin est une chose plus belle que tu ne le sais," dit Angel.
-----
"Tiens bon!" hurla Charles à travers le vacarme. "Je te sors de là!"
Fred savait très bien que Charles ne pouvait pas plus voir un moyen de sortir de cet incendie qu’elle ne le pouvait. Il essayait seulement de la réconforter dans ce qui allait indubitablement être leurs derniers moments de vie.
Tous les arbres étaient en feu, toutes les branches, presque toutes les feuilles sur le sol. Les flammes étaient oranges et rouges, blanches et jaunes, même bleues. Dans la confusion, Fred pensa: tant de températures différentes. Elle avait passé trop de sa vie avec des becs Bunsen pour ne pas savoir les diverses significations de la couleur d’une flamme. Et ça avait pris feu si vite – est-ce que Drusilla aurait pu utiliser un accélérateur? Mais quoi? Et pourquoi tendre un piège avec quelque chose qui pouvait tuer les vampires aussi?
Avant que sa confusion stupéfaite ne puisse se modifier en quelque chose qui approchait une pensée, une silhouette apparu à travers la fumée et le feu, apparemment non troublé par l’enfer.
"Tiens, tiens," dit Spike. "Qu’avons-nous ici? Pas de bohémiens. Je suppose que ça veut dire que je peux vous tuer." Il sourit vicieusement. "Qui veut passer en premier?"
-----
Le premier instinct de Cordélia, quand Angélus agrippa pieu loin d’elle, fut de l’agripper directement en retour avant qu’il ne puisse faire quelque chose de stupide comme le plonger dans son cœur. Mais son poing était fermé, aussi serré qu’un étau, et Cordélia se souvint une seconde trop tard que même un vampire faible et désorienté était toujours bien plus fort qu’une humaine. Surtout une humaine blessée, pensa-t-elle tristement, tandis qu’un éclair de douleur descendit le long de son bras. Pendant une seconde, elle paniqua – puis elle eut une idée.
Il avait pris le pieu, mais elle avait encore son couteau.
Utilisant son bras non blessé, Cordélia atteignit sa ceinture. Le manche du poignard glissa facilement dans sa main, et elle enroula rapidement son bras autour de celui d’Angélus. Maintenant ils étaient accroupis face à face sur le sol de la grotte, Angélus tenant le pieu contre son torse, Cordélia tenant la pointe du couteau contre sa poitrine.
"Si tu vas te tuer," dit Cordélia, "alors je pourrais tout aussi bien mourir."
Angélus la fixa avec une incompréhension absolue, essayant probablement de décider si sa menace était sérieuse. "Pourquoi?" dit-il finalement. "Vous ne – vous ne pouvez pas savoir comment c’est. Ce que ça signifie."
Il y avait des cercles sombres sous ses yeux, des entailles sur son visage où l’horreur l’avait fait utiliser ses propres ongles pour se lacérer et se griffer. "Non," dit-elle. "Je suppose que je ne peux pas."
"Vous me laisseriez le faire, si vous saviez," dit Angélus. "Vous ne me condamneriez pas à ce désespoir."
"Mais c’est justement à ça que tu me condamnerais. Ne vois-tu pas? Si tu meurs ici, dans cette grotte, alors tu emportes le futur -- MON futur, celui qui t’as dedans – pour toujours. Tout ce à quoi je tiens ne sera pas juste détruit, ça n’arrivera même jamais. Tu n’es pas le seul qui perds tout ton monde." Cordélia le regarda dans les yeux, et serra sa prise sur le manche du poignard. "J’ai beaucoup de raisons pour désespérer. Alors, qu’est-ce que t’en dis? Allez. Je suis prête quand tu l’es."
La main d’Angélus se serra autour du pieu, et pendant un moment écoeurant et tordant les tripes, Cordélia cru qu’il allait le faire de toute façon. Puis sa prise se relâcha de façon infime et il baissa la tête. "Lâchez. Lâchez et laissez-moi finir ça."
"Non."
"Pitié," dit Angélus. Ca ressemblait plus à un gémissement de douleur qu’à un mot. "Je ne peux pas le faire si --"
Cordélia attendit qu’il finisse la phrase, puis réalisa qu’il n’avait probablement pas de mot pour ce qu’il ressentait, donc elle le dit pour lui. "Tu ne peux le faire parce que tu sais que ça fera du mal à quelqu’un d’autre."
"Je ne peux pas," murmura Angélus. Elle ne pouvait pas dire s’il était d’accord avec elle s’il se répétait simplement.
"Ecoute-moi," dit Cordélia. "Tu as déjà eu la leçon numéro un d’avoir une âme: Ca te fait souffrir pour toutes les mauvaises choses que tu as faites. Voici la leçon numéro deux: Avoir une âme signifie se préoccuper des gens. Et ça n’est pas une malédiction." Adoucissant sa voix, elle continua, "Je sais que tu ne le comprends pas maintenant. Tu ne vas pas le comprendre pendant un long moment. Mais un jour tu seras avec des gens à qui tiens. Des gens qui tiennent à toi. Et là tu comprendras."
Lentement, il releva la tête et rencontra son regard. "Vous ne savez pas ce que je suis."
"Non," dit fermement Cordélia, "mais je sais ce que tu seras."
Angélus la regarda pendant un long moment. Puis il relâcha lentement sa prise sur le pieu, et Cordélia laissa sortir un long soupir tremblant. Elle lui prit le pieu et le posa hors de sa portée. "Ok. C’est bien. Maintenant on va rester juste ici dans cette jolie grotte sure, hors du chemin du combat jusqu’à --"
Il y eu un bruit fracassant derrière elle, et Cordélia tourna brusquement la tête juste au moment où deux bohémiens trébuchèrent dans la grotte.
"— Jusqu’à ce que le combat vienne à nous," finit-elle, bondissant sur ses pieds et se mettant entre les bohémiens et Angélus. Les bohémiens ne virent pas immédiatement Cordélia et Angélus – ils étaient occupés à frapper leurs vêtements comme pour essayer d’étouffer un feu, ce qui était bizarre parce que Cordélia ne pouvait voir aucune flamme. Pas le temps de se poser des questions sur ça maintenant. Les bohémiens étaient frappés d’incapacité, et il n’y en avait que deux. Avec ces facteurs en sa faveur, elle était sure qu’elle pouvait les tenir à distance. Puis l’un des bohémiens arrêta de frapper ses vêtements et secoua la tête comme pour l’éclaircir. Il regarda Cordélia et poussa son compagnon du coude. Puis il cria quelque chose en Roumain à la foule à l’extérieur de la grotte. En quelques secondes, plus de bohémiens traversaient l’entrée de la grotte. Quatre -- sept – quand les chances devinrent trop désespérées, Cordélia arrêta de compter.
A travers l’entrée de la grotte, elle pu voir des mouvements à l’extérieur. Partout dans la clairière de la forêt, des gens se bousculaient, mais dans l’obscurité et la confusion ce fut impossible de dire si Angel était l’un d’eux. Si elle pouvait avoir une meilleure position avantageuse, peut-être qu’elle serait capable de le voir, d’attirer son attention --
Elle hurla son nom, mais le raffut du combat à l’extérieur noya presque complètement sa voix. "Angel!" cria-t-elle encore.
Les bohémiens avançaient vers elle et Angélus maintenant. Cordélia envisagea brièvement d’empoigner Angélus et de s’enfuir par l’entrée de la grotte, puis rejeta cette idée aussi imprudente. Ils n’arriveraient jamais dehors.
Si seulement elle pouvait voir Angel – aller quelque part où il pourrait la voir --
Elle baissa les yeux sur les bohémiens, et réalisa soudainement qu’ils ne se rapprochaient plus. En fait, ils semblaient être gelés sur place, la fixant avec un mélange de respect et de peur.
Attendez une seconde. Elle BAISSAIT les yeux sur les bohémiens?
Et pourquoi est-ce que c’était soudainement plus simple de voir l’entrée de la grotte?
Cordélia tourna la tête et se la cogna contre le plafond rocheux de la grotte. Il ne s’était pas soudainement abaissé; elle s’était élevée. Quand elle baissa les yeux, ses jambes et pieds pendaient simplement sous elle. Elle flottait à plusieurs mètres au-dessus du sol.
"Oh, non," dit-elle. "Pas ENCORE." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:12 | |
| -----
Fred et Charles trébuchèrent en arrière comme Spike avançaient vers eux. Il semblait à Fred que tout brûlait maintenant – toutes les feuilles et brindilles et branches autour d’eux et au-dessus d’eux et sous leurs pieds éclatant avec des flammes brillantes et affreuses. Une petite voix dans sa tête essaya d’insister que ça n’était pas possible que l’incendie se propage si rapidement, mais le crépitement, le bruit grondant du feu dans ses oreilles étouffait la pensée rationnelle.
"Il y a un chemin à travers," dit Charles. La fumée le faisait tousser. "Derrière toi --"
Fred se retourna et vit un passage hors du brasier, derrière deux arbres largement espacés qui formaient une porte de feu.
Mais avant qu’ils ne puissent y courir, une silhouette apparut devant eux, bloquant le chemin. C’était Drusilla, sa robe plus blanche que la plus chaude de toutes les flammes.
"Dru, poussin," dit Spike. "Viens rejoindre l’amusement."
Le reflet du feu brilla dans les yeux dorés de Drusilla. "Voleurs de livres," dit-elle à Fred et Charles. "Gâcheurs d’histoires. Vous verrez comment l’histoire doit se terminer. Sa dernière ligne sera la mort. La vôtre."
Cernée par le feu et les vampires s’avançant, Fred réalisa avec horreur qu’il n’y avait nulle part où aller. Et elle n’avait même pas d’arme – d’une façon ou d’une autre, dans la confusion, elle avait perdu son pieu.
Elle regarda frénétiquement autour d’elle pour quelque chose d’autre qu’elle pourrait utiliser pour se défendre, et vit une des torches que les bohémiens avaient portées, brûlant toujours où quelqu’un l’avait laissée tomber. C’était mieux que rien, décida Fred, et elle tendit la main pour la ramasser.
La torche crépita quand elle la souleva, envoyant une averse de braises chaudes sur ses mains. Quand elles la touchèrent, elles brûlèrent sa peau et Fred gémit de douleur. Pendant un instant, la panique et la terreur se vidèrent de son esprit, débusquées par la réalité de la douleur physique.
Et la forêt changea.
Où il y avait eu une forêt, Fred en voyait maintenant deux, posée l’une sur l’autre comme des peintures sur verre. Dans l’une, le feu faisait rage hors de contrôle. L’autre forêt était calme et sombre et la seule chose brûlant près d’eux était la torche qu’elle tenait. Fred su immédiatement laquelle était réelle.
"Esprits fragiles de mortels," dit Drusilla comme elle s’approchait. "Comme le verre tourné, si délicat. Regarde-les se briser!"
"Charles," chuchota Fred de manière pressante. "Charles, ça va faire mal. Fais-moi confiance."
Elle toucha son bras avec la torche.
Charles hurla et retira son bras. Il cligna rapidement des yeux, et Fred vit ses yeux s’éclaircir, comme si quelque chose bloquant sa vue avait soudainement été ôté.
"Donne-moi ça," dit-il à voix basse. Fred lui céda la torche.
"Parce que je me sens généreux," dit Spike, flânant vers eux, "Je vais vous laisser choisir comment vous allez mourir. Sur le menu de ce soir nous avons des nuques brisées, la suffocation et la perte de sang. Qu’est-ce que ça sera?"
"Que dirais-t du spécial?" dit Charles. Il jeta la torche. Elle navigua dans l’air, droit sur Spike, qui ne fit aucune tentative pour l’esquiver. Il pense que ça fait partie de l’illusion de Drusilla, réalisa Fred. Il ne peut pas voir la différence non plus.
Spike rigola. "Les bâtons et les pierres peuvent peut-être casser mes os, mais le feu de Drusilla ne va jamais --" Il attrapa la torche: " – me blesser --"
Comme la main de Spike se referma autour de la fin rougeoyante de la torche, son visage inscrivit du choc, puis presque immédiatement se déforma en douleur agonisante. Des flammes grimpèrent le long de son bras, et il sembla à Fred que ça n’était pas ses vêtements qui prenaient feu surnaturellement vite, mais son corps lui-même. Biensûr, c’était pour ça que le feu était une arme tellement efficace contre les vampires – pour ça qu’ils le craignaient tant --
Spike essayait désespérément d’éteindre le feu avant qu’il ne se propage plus haut sur le bras. "Dru!" hurla-t-il. "Drusilla! J’ai un problème ici!"
"Spike!" La voix Drusilla était suraiguë et tremblante, comme un enfant confrontée à son pire cauchemar.
Spike se jeta sur le sol en un effort pour étouffer les flammes. Drusilla hurla et passa devant Fred et Charles en courant, les ignorant dans son désespoir d’arriver à Spike. Mais quand elle l’atteignit, elle ne sembla pas savoir quoi faire, et ne pu que se tenir au-dessus de lui, gémissant et se balançant frénétiquement, tandis qu’il s’agitait. "Fais que ça s’arrête!" hurla-t-elle. "Pas mon histoire, pas mon histoire, pas mon histoire!"
La torche gisait sur le sol où Spike l’avait laissée tomber; elle avait atterrit sur la terre humide et s’était éteinte. Fred la souleva et, avec toute sa force, frappa carrément Drusilla à l’arrière de la tête.
Pendant une autre seconde, peut-être plus longue, Dru continua de gémir. Puis, très lentement, elle bascula en avant, atterrissant sur Spike.
Tout autour de Fred, l’enfer imaginaire que Drusilla avait créé disparu, aussi soudainement que si un interrupteur avait été basculé. La forêt fut simplement à nouveau la forêt.
Spike se tordit, essayant soit d’éteindre les flammes ou simplement de douleur. Fred le regarda pendant un moment, puis commença à frapper les flammes du mieux qu’elle pu. Charles soupira lourdement avant de la rejoindre. En quelques moments, le brasier fut éteint, et Spike et Drusilla restèrent couchés roussis et inconscients sur le sol de la forêt. Charles baissa les yeux sur les deux vampires. Ils étaient couchés en un tas désordonné sur le sol de la forêt, brûlant encore un peu. "Ca vous apprendra à jouer avec le feu," dit-il.
-----
Angel se fendit vers Darla, son pieu manquant son épaule. Elle tournoya, riant. Son amour était devenu négligent dans sa vie ultérieure. Il ne pouvait même pas sembler viser directement son cœur.
"Très négligé. Peut-être que tu manques de pratique. Ou peut-être que tu ne peux supporter de me tuer," ronronna-t-elle. Ses yeux clignotèrent pour regarder les siens, puis au loin. Aha, pensa-t-elle, c’est vrai. Il ne me veut pas morte. Il me veut encore, profondément. Il veut encore être ce qu’il était autrefois.
Darla su qu’elle pouvait gagner ce combat maintenant, quiconque étant disposé à détruire son ennemi triompherait en fin de compte sur quiconque ne l’étant pas. Mais elle ne voulait plus juste tuer cette copie pathétique. Elle voulait l’entendre admettre ce qu’il était toujours vraiment à l’intérieur, comme il avait eu tord d’avoir jamais pensé à quitter ses côtés.
Angel pivota vers elle, feintant à gauche au dernier moment; son pieu érafla son bras, glissant à travers la peau, et Darla grimaça comme elle trébuchait en arrière. Elle ne pouvait pas se permettre de devenir négligée elle-même; Angel n’était peut-être pas la magnifique créature qu’Angélus avait été, mais ça aurait été facile de le sous-estimer.
Elle lui envoya un coup de pied, s’attendant à ce qu’il esquive le coup, se gagnant juste du temps pour penser. Et si elle pouvait le regagner, âme et tout? Pourrait-elle convaincre les bohémiens d’enlever la malédiction chez les deux Angélus? Est-ce que ça pourrait possiblement marcher?
Une brève vision d’une nuit au lit lui traversa l’esprit et elle sourit. Avoir deux versions d’Angélus pourrait encore s’avérer impossible, mais ça valait la peine de le découvrir. Rien ne pourrait plus jamais les arrêter alors.
"Je t’ai manquée," dit-elle alors qu’ils s’encerclaient. "Ce que nous étions autrefois t’a manqué."
"Parfois tu m’as manquée," dit simplement Angel. "Je suis même revenu vers toi, deux fois. Mais je n’ai jamais eu assez envie de toi pour payer le prix de rester."
La pensée de cela -- un Angel qui pouvait revenir et simplement choisir de repartir, qui pouvait mettre une limite à combien il avait envie d’elle -- outragea Darla. Elle hurla, "Et c’est tout ce que tu as pour moi? Je t’ai créé! Tu ne penses pas que je vaux le prix?" Darla apprêta son propre pieu. Deux Angélus était un rêve agréable, mais voir celui-ci se transformer en poussière l’était tout autant. "Tu m’as dit que nous serions ensemble pour toujours, Angélus. Tu m’as fait une promesse. Une promesse que tu n’as pas pu tenir."
Il gela sur place. Angel se tint immobile à cause du choc, la fixant, l’angoisse écrite sur son visage. Quand il parla, sa voix fut basse et incertaine. "Je t’ai faite une promesse," dit-il. "Je t’ai promis que je prendrais soin de lui. Et je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas pu. J’ai essayé – j’ai essayé si fort, Darla, et j’ai échoué. Je lui ai fait défaut et je t’ai fait défaut."
Lui? Prendre soin de qui? Rien de tout ça n’avait de sens. Mais Darla pouvait voir que ce qu’Angel disait était maintenant vitalement important, du moins pour lui. Elle sentit sa curiosité commencer à prendre le dessus sur sa colère. "Qu’est-ce que tu veux dire?"
"C’est la seule promesse que j’ai jamais faite qui avait vraiment de l’importance," dit Angel. Il secouait la tête d’un côté à l’autre, la douleur dans ses yeux et sa voix plus profonde qu’elle ne l’avait jamais vue en lui. "Je n’aurai plus jamais la chance de te le dire, Darla, alors je te le dis maintenant. Je suis désolé. Je suis si désolé."
Désolé de l’avoir quittée? Désolé de ce qu’il était devenu? Pleine d’espoir, Darla s’avança juste un petit peu. "Angélus?"
Elle sentit le coup avant même qu’elle ne le voit – son poing se claquant contre le côté de sa tête, puis sa mâchoire, puis encore. Le monde devint gris, puis noir, et elle sentit le sol se soulever pour la rencontrer.
"Je suis désolé," entendit-elle une fois encore, et puis elle n’entendit plus rien. _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:12 | |
| -----
Darla était couchée sur le sol, les jupons de sa robe de bal pliés autour d’elle. Angel se tint immobile et continua de la regarder pendant une minute ou plus, au cas où elle feignait l’inconscience. Ca n’était pas le cas.
Regardant autour de lui, il vit un plan d’ombre entre deux arbres qui était à moitié dissimulé et hors du chemin du combat. Saisissant Darla brusquement par les chevilles, il traîna son corps mou vers là.
Quand il arriva là-bas, il trouva qu’il n’était pas le seul à avoir eu cette idée. Fred et Gunn gardaient les corps inconscients de Drusilla et Spike.
"Très BIEN," dit Gunn quand il vit Angel. Sa parure de bal était lacérée et déchirée, la draperie bleue velours partie depuis longtemps, et son turban s’était presque complètement défait. "Ca fait trois sur trois."
Fred avait l’air également battue, la dentelle dorée déchirée à sa gorge reflétant faiblement la lumière de la lune. "Toutes ces dures décisions que nous n’arrêtons pas de dire que nous y réfléchirons quand nous y serons? Hé bien, nous y sommes." Elle fit un geste fatigué vers Spike et Drusilla. "Darla doit continuer d’exister, pour que Connor naisse," dit-elle, avec la voix de quelqu’un qui voudrait discuter mais qui n’allait pas le faire. "Mais est-ce que le futur devient plus faussé avec un Spike et une Dru qui connaît le futur, ou avec pas de Spike et Dru du tout?"
Angel baissa les yeux sur les trois vampires sans connaissance couchés sur le sol de la forêt. "Drusilla doit être là pour retransformer Darla. Spike doit être dans les parages pour amener Drusilla à Sunnydale pour qu’elle redevienne forte. Et il y a beaucoup de choses qu’ils ont faites, ou n’ont pas faites, que nous ne pouvons même pas supposer. Pour le meilleur ou pour le pire – enfin, surtout pour le pire – ils font partie du monde que nous essayons de récupérer."
Fred pensait manifestement la même chose. "Nous devons garder les choses aussi proches que nous pouvons de ce que nous savons qu’elles doivent être. C’est notre meilleure chance d’arranger le futur."
"Si on ne peut pas les tuer, qu’est-ce qu’on va faire avec eux quand ils se réveilleront?" demanda Gunn. Son turban glissa sur un œil, et il termina rapidement le travail de déroulement que la chasse à travers la forêt et le combat avait commencé.
"Je ne sais pas," dit Fred. Elle vit la longue bande de vêtement que Gunn se préparait à jeter. "Ne te débarrasse pas de ça."
Gunn la regarda. "Je ne remets pas cette chose. Plus de Califage pour moi. En ce qui me concerne, Madagascar peut être une démocratie dorénavant." Fred pointa Spike et Drusilla. "Je voulais dire, nous pouvons l’utiliser pour les attacher le temps que nous trouvions quoi faire."
"Oh. Ouais." Gunn tendit à Fred un bout du vêtement ressemblant à un bandage qui avait anciennement été son turban, et ensemble ils commencèrent à attacher les vampires.
Angel regarda autour de la clairière, vit la bouche de la grotte et sentit son ventre se nouer. "Oh, mon Dieu," dit-il. "Cordélia."
La clairière de la forêt était presque vide maintenant, et avec un sens croissant de peur Angel réalisa pourquoi -- presque tous les bohémiens étaient partis dans la grotte, conduit là par l’hallucination de feu de Drusilla. Il avait cru qu’il s’assurait que Cordélia était en sécurité; en fait, il l’avait envoyée dans un piège.
Il chargea dans la grotte, ôtant rudement les gens du chemin comme il luttait pour passer à travers la foule. Il était si concentré pour atteindre Cordélia qu’il fallu plusieurs secondes avant qu’il ne réalise qu’aucun des bohémiens ne l’attaquaient.
Angel s’écrasa hors de la foule, trébuchant presque comme la résistance des corps cessa soudainement. Il se tenait seul dans un endroit vide près du fond de la grotte. Directement devant lui il vit Angélus, tapi contre le mur du fond de la grotte, ses mains sur son visage. Les bohémiens semblaient avoir peur de se rapprocher de lui, bien que Angel ne pouvait pas comprendre pourquoi; son ancien lui était clairement incapable de se défendre.
Puis il entendit la voix de Cordélia. "C’est ça, vous avez intérêt à faire du sérieux tapissement. Parce que, comme vous pouvez le voir, c’est de la magie effrayante à un haut niveau que je fais à l’instant."
Angel se retourna, s’attendant à voir Cordy. A la place, il vit ses pieds, balançant devant lui au niveau des yeux. Il tendit le cou pour lever les yeux vers elle: Elle se renfrognait, mais Angel la connaissait assez bien pour reconnaître que ce qui semblait être de l’irritation était plus probablement un masque pour la peur. Elle pointa les bohémiens et dit, "Il y en a encore plus, les gars. Cette lévitation complètement intentionnelle est juste le commencement. Vous feriez mieux d’espérer que je ne me fâche pas VRAIMENT." Puis elle jeta un coup d’œil vers le bas et vit Angel, et elle lui fit un sourire nerveux. "Hey salut!"
"Tu vas bien?" demanda-t-il.
Elle pendait en plein air, dérivant légèrement d’un côté à l’autre dans le dessin de l’entrée de la grotte. "Oui, sauf que --"
"Sauf que quoi?"
Cordélia abaissa la voix. "Je crois qu’il se pourrait que je brille. Peut-ête. Est-ce que je brille?"
Il y AVAIT plus de lumière à l’arrière de la grotte qu’il n’y aurait dû en avoir. Bien que ce n’était pas possible de dire exactement d’où ça venait, Angel cru qu’il détecta une faible luminosité dans l’air autour de Cordy. "Euh, peut-être un peu."
Un des bohémiens fit un pas en avant. Angel se tourna, mais pour une fois Cordélia fut plus rapide. Son pied se déplaça, et elle frappa l’homme sur l’épaule, le faisant tituber en arrière.
"Recule, mon pote! Je suis du futur, et je peux flotter et -- et – vous ne savez pas ce que je peux faire d’autre. Comme – je peux sauter sur de hauts bâtiments d’un seul bond – sauf que vous pensez probablement que trois étages est haut pour un bâtiment, et sauter trois étages est impressionnant mais peut-être pas terrifiant --" Elle lança un regard de désespoir à Angel et chuchota, "Aide-moi là."
"Elle peut lancer des rayons lasers avec les yeux!" hurla Gunn. Angel se tourna à moitié pour voir que lui et Fred poussaient leur chemin à travers la foule pour rejoindre Angel aux pieds de Cordélia.
Fred dit, "Je ne pense pas qu’ils savent ce que sont des rayons lasers, Charles." Les bohémiens commençaient à chuchoter entre eux, et certains se rapprochaient.
Ils étaient dans une impasse, réalisa Angel. Les bohémiens avaient l’avantage du nombre, mais ils ne savaient pas comment répondre au pouvoir surnaturel de Cordélia. Maintenant aucun côté ne pouvait risquer d’attaquer l’autre.
"Qui est votre meneur?" demanda-t-il fort.
"C’est moi," dit l’un des bohémiens, s’approchant. C’était un homme grand avec une barbe grise; Angel se souvint de lui de la brève période qu’ils avaient passé dans le camp bohémien. C’était le père de Gia -- Mère Yanna l’avait appelé Gregor, se rappela Angel. Gregor tenait son bras maladroitement et sentait fortement le sang frais. "Tu avais dit que tu nous quitterais, et tu es encore là. Ta fourberie brise notre trêve, vampire. Toutes vos vies en sont le prix."
"Nous ne vous avons jamais menti," lui dit Angel. "Nous avons promis que nous vous aiderions à obtenir votre vengeance, et nous l’avons fait."
La bouche de Gregor se tordit avec mépris. "Notre vengeance exige de la souffrance."
"Regardez-le!" s’exclama Cordélia, pointant où Angélus se tapissait derrière elle. "N’est-ce pas assez de souffrance pour vous?"
Gregor jeta un coup d’œil à Angélus, puis décala son regard sur Angel. "Il souffre peut-être maintenant, mais ça ne sera pas toujours comme ça. Celui-ci en est la preuve."
"J’ai l’âme avec laquelle vous m’avez maudit," dit Angel. "C’est ce que vous vouliez tout le long."
"Non. Nous voulions que tu connaisses la douleur. Ton âme n’est que le moyen à cette fin. Si tu en es venu à tenir à ton âme, ça ne peut être que parce qu’elle t’a apporté du confort. Nous aurions pu te tuer la nuit où nous t’avons maudit. Nous t’avons laissé vivre seulement pour que tu puisses souffrir tandis que les générations de notre clan se lève de la terre et y retombe. S’il y a un moment où ton âme ne cause plus de souffrance, que ce soit à cent, mille ou dix milles ans d’ici, alors notre vengeance est terminée et tu dois mourir."
"Mince," dit Gunn d’une voix basse. "Ces gens savant comment tenir une rancune, pas vrai?"
"Regarde-toi," dit Gregor. "Regarda ceux qui t’entourent. Des gens stupides pour être tes amis, une femme stupide qui t’a aimé. Tu ne tiens pas devant nous avec honte. Tu agis comme si tu as le droit de nous faire des exigences, le droit d’être quoi que tu souhaites être. C’est le droit de n’importe qui d’autre avec une âme, mais pas toi, Angélus. Jamais toi."
"Je comprends ça," dit Angel, sentant ses mains se serrer en poings. "Je comprends ça mieux que vous pourriez jamais l’imaginer."
Le bohémiens lui rit au nez. "Tu te tiens aussi avec tes amis, et tu veux que je croies que tu souffres? Tu veux que nous croyions que tu ressens de la douleur? Tu n’en sais plus rien."
Les autres en position d’attaque bougèrent sur leurs pieds, commencèrent à agripper leurs armes plus étroitement. Ils perdaient leur crainte de Cordélia et leur terreur du feu, et leur rage commençait à monter à nouveau en eux. Dans quelques moments, réalisa Angel, la situation s’intensifiera en une bataille. Est-ce qu’eux quatre pourraient s’en sortir?
Non, pensa-t-il. Eux cinq.
Angel regarda en arrière vers où Angélus se blottissait au fond de la cave et expérimenta soudainement un peu de sympathie pour lui – la première fois il n’avait rien senti au-delà du mépris pour son ancien lui. En 1898 il avait déjà été plus vieux que le plus vieux des humains, il avait traversé les continents et s’était considéré comme un homme d’une large expérience. Et cependant il n’avait rien su de ce qui rendait les vies humaines réelles – pas l’amour ou l’amitié ou la peine ou le chagrin. Pour l’Angélus de 1898, tout ça l’attentait toujours; à cet instant, son ancien lui de 150 ans était comme un enfant à qui la vie venait de commencer. Le futur était devant lui, un pays inexploré grand ouvert de possibilités.
A ce moment, son ancien lui avait tout ce qu’Angel avait voulu pour Connor. Tout ce que Connor n’aurait jamais maintenant.
Angel dit, "J’ai eu un fils, et il est mort."
La grotte fut silencieuse. Gregor le fixa -- non, pensa Angel, le père de Gia le fixa. Il essaya d’imaginer Gia petite fille, emmitouflée dans les bras de cet homme, puis se souvint d’elle comme du corps brisé qu’il avait créé et dont Darla s’était familièrement débarrassé. Il se demanda si Gregor essayait d’imaginer Connor, su que l’homme ne pourrait jamais saisir le caractère unique et la joie de son fils – tout comme Angel ne connaîtrait jamais la femme qu’il avait détruite.
Leurs yeux se rencontrèrent. Gregor prit une profonde respiration, et Angel réalisa – un père connu un autre.
Finalement, Gregor dit, "Alors tu connaîtras assez de souffrance pour notre vengeance. Et encore plus que ça, vampire. Tu comprends cela?"
Angel acquiesça. Gregor leva la main, et les rangs réunis derrière lui commencèrent à sortir de la grotte. Angel les regarda partir sans vraiment les voir, su que Cordélia avait placé sa main de manière réconfortante sur son épaule sans vraiment la sentir.
"J’ai eu un fils," dit-il encore. "Je comprends maintenant." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:13 | |
| Chapitre Sept
"Les vampires sont stériles," insista Mère Yanna. "Tout le monde le sait."
De sa position élevée, flottant à l’arrière de la grotte, Cordélia pouvait facilement baisser les yeux sur la vieille dame et le groupe de bohémiens – et un vampire – se tenant autour d’elle. Mère Yanna avait suivi la partie attaque; maintenant elle exigeait rageusement de savoir pourquoi aucune des versions d’Angel n’était pas encore en poussière. Les autres bohémiens expliquaient, avec des commentaires occasionnels d’Angel. Mère Yanna était peut-être vieille et fragile, mais il semblait qu’elle pourrait leur causer de sérieux problèmes si elle le choisissait, et Cordélia était encore un peu inquiète. Mais elle était plus inquiète par comment elle allait descendre du plafond.
"Je suis sure que tu es restée à terre plus longtemps la dernière fois," dit Fred aux genoux de Cordélia. "Allez, essayons encore une fois."
"Ok. Mais cette fois, si je commence à remonter, mets des pierres sur mes pieds ou quelque chose du genre. C’est ennuyant ici en haut." Fred retira les pieds de Cordélia sur le sol, et pendant quelques instants elle eu l’impression qu’elle pouvait aller dans n’importe quelle direction – en haut ou en bas. Mais ensuite la gravité se réinstalla, et elle soupira lourdement comme ses pieds se plantèrent fermement sur le sol. "Parfois, je voudrais que ces pouvoirs démoniaques soit réellement commodes," dit Cordélia comme elle frottait ses vêtements. "Et compréhensibles. Et qu’ils viennent avec un manuel d’instructions."
Pouvoirs démoniaques, pensa Cordelia pour la millième fois. Qu’est-ce que ça signifie? Où est-ce que ça va me mener? Plâner n’était pas si mal jusque là, mais elle n’avait aucune idée de comment le contrôler. Le truc brillant – si elle avait vraiment été en train de briller, et que ça n’avait pas juste été de la lumière bizarre du portail de la machine à voyager dans le temps – était nouveau, et même si c’était inoffensif, c’était effrayant.
Pourquoi n’ais-je pas poser plus de questions à Skip? Pourquoi ne l’ais-je pas obligé à expliquer ce qu’il faisait avant qu’il ne le fasse? Elle connaissait la réponse, évidemment; la vue d’un Angel angoissé, fou et éventuellement en train de mourir l’avait effrayée à un point au-delà de la rationalité – et la seule autre option avait été sa propre mort. Elle avait pensé qu’elle deviendrait moins déboussolée à propos d’être devenue à moitié démon comme le temps passait, mais le sentiment d’incertitude devenait seulement plus aigu avec chaque changement qu’elle voyait en elle-même. Si un nouveau pouvoir était déjà apparu ce soir, d’autres suivraient probablement. Cordélia soupira. Elle y penserait à un autre moment. Pas maintenant.
Du sol, Spike laissa sortir un bas grognement comme il luttait pour reprendre conscience. Gunn, qui faisait le garde, souleva simplement un rocher et le frappa sur la tempe, fort. Spike s’effondra encore sur le sol. Gunn secoua la tête. "On ne peut pas continuer à simplement les assommer encore et encore pour toujours," dit-il. "Je veux dire, bien sûr, ça serait marrant, mais, éventuellement, on va retourner dans le futur et les laisser là alors qu’ils en sachent bien trop. Qu’est-ce qu’on va faire?"
Cordélia baissa les yeux sur les vampires inconscients, puis jeta un coup d’œil à Angélus. Il avait regagné une certaine mesure de calme durant les dernières minutes, mais il était encore une épave creuse d’homme – et écoutait encore chaque mot. "Ca n’a pas d’importance s’ils savent pour la machine à voyager dans le temps," raisonna-t-elle. "On prend la bague avec nous et on ferme la porte --"
"— Et puis ils vont trouver la machine à voyager dans le temps où qu’elle soit en 1898," fit remarquer Fred. "Même s’ils n’arrivent pas à la trouver, juste ce savoir sur le futur est probablement trop pour préserver notre ligne du temps. Ca ne commence même pas à aborder Drusilla; même si elle est mentalement instable, elle se souvient de beaucoup à propos des prochains 104 ans. Qui sait ce qu’elle pourrait décider faire, et quand, et quel effet ça pourrait avoir?"
Cordélia grogna. "C’est simplement pas bon."
Les bohémiens se turent comme Mère Yanna levait la main et fixa froidement Angel. Elle leva un petit bâton de quelque chose et le brisa, libérant un nuage bleu et parfumé. Des traînées de couleurs ardoise serpentèrent autour d’Angel, puis devinrent blanches. Mère Yanna se renfrogna, mais elle croisa les bras devant elle et dit, "Il dit la vérité. Il peut quitter notre époque et prendre ses compagnons humains avec lui. Mais si tu reviens jamais, vampire --"
"C’est la fin," dit Angel. "Ca doit l’être."
"Comment est-ce que ça peut l’être?" dit Cordélia, faisant un geste vers les vampires. "Ils en savent bien trop à propos de la machine à voyager dans le temps et du futur. Toi, la version 1.0, est probablement trop choqué dans sa coquille pour en faire quoi que ce soit, mais ça ne s’applique pas pour ces trois-là."
"Nous ne nous soucions pas de vos problèmes," cracha Mère Yanna. "Nous nous soucions juste que vous partiez et cessiez de nous rappeler les nôtres."
Angel baissa les yeux sur le visage immobile de Darla, et Cordélia ne pu s’empêcher de ressentir un étrange élancement d’incertitude comme il s’agenouillait aux côtés de Darla. Ses doigts ôtèrent une mèche de cheveux de la joue de Darla, si tendrement qu’il aurait pu être couché à côté d’elle au lit, puis il prit une de ses mains dans la sienne. Oh, pitié, pensa Cordélia, il allait si bien, ne le laissez pas devenir tout indulgent maintenant.
Puis Angel se leva et vint aux côtés de Cordélia. Elle fut troublée quand il prit sa main, mais uniquement jusqu’à ce qu’elle voie qu’il lui re-glissait son bracelet hologramme au poignet. Cordélia regarda son visage et vit qu’il souriait un peu. "Maintenant tu n’auras pas à dire à Groo que tu l’as perdu."
"Merci," dit-elle, souriant en retour. "Qu’est-ce que c’est?"
Angel souleva quelque chose d’autre qu’il avait prit à Darla, une bague dorée. Cordélia réalisa que cette deuxième bague devait être celle que Drusilla avait utilisée pour remonter dans le temps. "Voilà, Fred," dit Angel, la lui lançant. "C’est toi qui tient les clés."
"Hé bien, voilà une fin inexacte de réglée," dit Fred avec un soupir comme elle mettait la bague en poche. "Maintenant, si nous pouvions trouver un moyen d’obstruer l’autre centaine de billion de fins inexactes, nous pourrons peut-être rentrer à la maison."
Gunn fit un geste vers les vampires inconscients. "Vous croyez qu’on pourrait simplement leur demander poliment d’oublier tout ça?"
Angel fixa Gunn un moment, puis dit, "C’est exactement ce que nous allons faire." Cordélia fronça les sourcils, mais avant qu’elle ne puisse demander à Angel ce qu’il voulait dire, il s’était retourné vers Mère Yanna. La vieille dame le regarda, les yeux plissés, comme il dit, "Vous avez essayé de me voler les souvenirs de mon fils, il y a quelques jours."
"Etait-ce ton fils que tu pleurais?" dit Mère Yanna. Elle sourit d’un sourire froid qui montra ses dents jaunissantes et fêlées. "Quel dommage que je n’ai pas réussi."
Cordélia eu envie de faire tomber les quelques dents restantes de la vieille dame à coups de gifles, mais la seule réaction d’Angel fut une hésitation presque imperceptible avant qu’il ne reparle. "Vous avec encore une chance de montrer votre habileté," dit-il, pointant les autres vampires. "Au lieu de voler mes souvenirs, vous allez voler les leurs."
-----
Fred grimaça comme elle trébuchait en s’éloignant de la charrette des bohémiens, traînant grossièrement Drusilla derrière elle le long du chemin. Fred tirait Drusilla par les chevilles, causant à ses bras et cheveux de s’étaler derrière elle sur la terre humide. "Ok," souffla-t-elle, "Je sais qu’elle a l’air anguleuse et tout, mais tout de même, elle est très lourde."
"Tiens bon," dit Angel, laissant tomber Spike par terre. Il aida Fred à tirer Drusilla sous le petit affleurement de pierre qu’ils avaient trouvé à la lisière de la forêt. Si les vampires étaient encore inconscients au point du jour – ce qu’Angel pensait probable – ils seraient coincés à cet endroit pendant un petit moment, donnant du temps à Angélus pour s’enfoncer plus profondément dans les sombres profondeurs des bois. Afin de recréer l’histoire, avait dit Angel, il était important qu’Angélus ne rencontre pas les autres vampires pendant les plusieurs années à venir.
Charles installa Darla sous l’affleurement, la maniant plus soigneusement sous l’oeil attentif d’Angel que Fred suspectait qu’il pourrait l’avoir fait autrement. "On y est?"
Angel, à la place de répondre, se retourna vers Mère Yanna, qui descendait prudemment de la charrette. Cordélia était assise à l’arrière avec Angélus; l’un des deux aurait pu aider la vieille dame, pensa Fred, mais c’était très peu probable qu’elle ait accepté de l’aide même si elle avait été offerte. Angel dit, "Je sais que vous pouvez effacer les deux derniers jours de Spike et Darla. Mais et Drusilla? Ca fait plus qu’un siècle de mémoire."
"Doute-tu de mes compétences?" dit Mère Yanna. "Toi, de toutes les créatures, tu ne le devrais pas."
"Croyez-moi, " dit Angel, "Ce n’est pas le cas. Mais c’est cent et quatre années, et pas seulement la mémoire d’une personne ou d’un endroit."
Mère Yanna fixa le visage pâle de Drusilla pendant un moment, puis haussa les épaules. "Je n’ai jamais rien essayé de tel. Tout comme nul autre. Je crois que cela sera fait comme tu le souhaites. Mais peut-être y aura-t-il – des images. Des moments. Des morceaux de sa mémoire qui resteront dans son esprit, mais sans ancres pour les retenir."
Cordélia dit, "Donc ça signifie que Drusilla va être perpétuellement troublée, voyant occasionnellement des aperçus du futur, et -- et sera exactement comme elle l’était avant." Son visage s’éclaira. "Angel, tu crois que, juste peut-être – la raison pour laquelle nous nous souvenons de Drusilla comme elle est, est que nous nous souvenons d’elle toujours bousillée à cause du sort de mémoire? Si oui, alors, ça veut dire qu’on a déjà réussi tout ça, pas vrai?"
"Non, Drusilla était troublée depuis un long moment avant ça, merci à moi," dit Angel. "Mais tu as raison; la confusion ne voudra pas dire autant pour elle ou les autres que si ça avait été quelqu’un d’autre. C’est toujours la meilleure chance que nous ayons de restaurer l’histoire de la manière dont nous nous en souvenons."
"Alors retirez-vous," dit Mère Yanna, "et laissez-moi commencer."
Charles regrimpa dans la charrette, et Fred fit mine de suivre. Elle hésita lorsqu’elle vit Angel regarder Darla – pour ce qui était, réalisa-t-elle, la toute dernière fois. Les joues de Darla étaient maculées de saleté et de sang, sa robe chiffonnée autour d’elle. Même dans son sommeil, ses traits patriciens portaient une trace du dédain cruel que Fred avait vu si souvent sur son visage. Néanmoins Angel regardait gentiment Darla, avec une expression que Fred reconnu. Elle l’avait vue une fois auparavant, lorsqu’eux trois avaient été accroupis dans une ruelle et qu’elle et Angel avaient essayé de protéger Darla de la pluie. "Aurevoir," dit-il calmement.
Fred prit la main de Charles comme elle grimpait dans la charrette. Angel, toutefois, s’éloigna de quelques pas, ne regardant en arrière vers les vampires ou ses amis alors que Mère Yanna commençait à chanter doucement en un langage qui n’était ni Roumain ni Anglais. Angélus serra sa veste autour de lui, regardant d’une personne à l’autre avec incertitude, mais il ne dit rien.
Fred jeta un œil à Cordélia et vit qu’elle observait Angel, un léger sourire sur le visage. Avec une touche de fierté dans la voix, Cordélia dit, "Il a été vraiment fort durant tout ça, n’est-ce pas? Je n’ai pas arrêté de penser qu’il allait s’écrouler, mais il ne l’a pas fait."
Le Wesley du futur alterné battu et défoncé pourrait ne pas être d’accord, pensa Fred – mais même ce Wesley-là avait vécu pour raconter l’histoire. Enfin, jusqu’à ce que sa réalité s’effondre quelques secondes plus tard. "Je suppose que si Angel survécu à la perte de Connor, rien d’autre ne l’abattra jamais plus."
"Connor --" dit Angélus. Sa voix fit sursauter tout le monde; à côté d’elle, Fred sentit Charles se raidir, et Cordélia tourna brusquement la tête pour fixer. Angélus tressailli réellement, mais il dit, "Vous avez dit – un fils – est-ce que Connor était mon fils?"
Fred ne lui répondit pas, et elle pensa que personne d’autre ne le ferait. Mais ensuite elle vit le visage de Cordélia s’adoucir avec compassion comme elle se penchait vers Angélus. "Oui," dit-elle. "Il l’était."
Charles ouvrit la bouche pour protester, mais Fred prit sa main et la serra. Quand il lui lança un regard furieux, elle chuchota, "Le sort de mémoire marche ou il ne marche pas. S’il ne marche pas, le damage est déjà fait. S’il marche – alors laisse-le avoir un peu de confort, ok? C’est le dernier qu’il aura pendant une très longue période."
De l’expression douteuse sur le visage de Charles, Fred pu dire qu’il se fichait un peu du confort d’Angélus. Mais il n’interféra pas lorsque Cordélia commença à parler doucement à Angélus. A la place, il enroula son bras autour de Fred et la câlina près de lui. "On a eu un sacré voyage," dit-il. "Je pense que je n’y croirai pas jusqu’à ce que toi et moi on soit à l’hôtel, emmitouflés dans notre lit, le même vieux robinet gouttant nous gardant éveillés, la même mauvaise réception de Télémundo à la TV."
"Je n’ai jamais cru que je serais reconnaissante de revoir Télémundo," soupira Fred. Elle repensa aux quelques derniers jours, un enthousiasme presque oublié bouillonnant en elle. "Est-ce que tu réalises combien de principes de physique théorique nous avons prouvés et réfutés ces deux derniers jours? Je ne peux pas exactement partager nos histoires de voyage dans le temps comme évidence empirique, mais je parie que je vais en tirer quelques articles. Winifred Burkle, physicienne qui publie." L’ancien rêve miroita encore un peu plus car il avait été mis de côté pendant si longtemps.
"Ca semble assez bien," dit Charles, se blottissant contre elle. "Tu sais quelle théorie je pense que tu avons prouvée?"
"Laquelle est-ce?"
"Que je devrais fournir le plan plus souvent." _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:13 | |
| -----
La charrette tressauta comme ils retournaient vers la grotte avec la machine à voyager dans le temps, dirigée par les mains de plus en plus sures de Fred. A côté d’elle, Mère Yanna était assise, un châle enroulé autour d’elle, le visage sévère regardant résolument devant. Gunn était étendu dans le foin, exerçant sa capacité étrange de faire la sieste n’importe où, n’importe quand; Angel se rappela de son explication qu’une fois qu’on avait appris à s’endormir dans un hall de détention juvénile, on pouvait s’endormir n’importe où. Pour sa part, Angel était assis à côté de Gunn, respirant délibérément l’odeur perdue d’un autre siècle -- pin et paille et chevaux et cuir – et observant silencieusement Cordélia et Angélus.
Angel se demanda ce qu’il devrait dire à son ancien lui et ne trouva rien. La présence de l’autre était profondément inquiétante à des niveaux surnaturels et psychologiques; plus que ça, par certains côtés il ressemblait plus à un étranger que n’importe qui d’autre qu’Angel avait jamais rencontrés. Il se souvenait comment c’était d’être cet homme, ce qu’il avait éprouvé, ce qu’il avait pensé. Tout ça était conservé en lui, séché et pressé, fragile et fané mais éternel. Mais Angel n’arrivait pas à trouver comment parler à cet homme – le meilleur qu’il avait à dire serait, il le savait, noyé par la douleur. Ce serait comme énoncer clairement pour un homme sourd.
Cordélia n’avait pas de telles appréhensions.
"Tu es un bon détective!" disait-elle à Angélus. "Enfin, un détective bien avec un très bon personnel. Et tu aides beaucoup de gens qui ont vraiment besoin d’aide, et nous faisons seulement payer ceux qui peuvent confortablement se l’offrir."
Sa voix pétillait encore et encore comme elle rassemblait l’évidence pour quelque chose qu’Angélus apprendrait à accepter dans des décennies. Pour sa part, Angélus se blottit près d’elle, écoutant avec incrédulité.
"Tu m’as sauvé la vie – combien de fois, Angel? – il ne sait pas. On ne compte pas. Tu es mon meilleur ami. Le meilleur ami que j’ai jamais eu. Que j’aurai jamais, probablement."
Angel sourit et parla pour la première fois depuis un long moment: "Merci."
Elle lui jeta un coup d’œil, soudainement embarrassée; apparemment c’était plus simple de dire certaines des choses qu’elle disait à un Angel qui ne répondrait pas. Mais elle sourit comme elle recroquevillait ses genoux à sa poitrine. "Presque fini."
"Ouais," dit Angel. "Avec espoir. Tu te sens bien?"
"Juste fatiguée," dit Cordélia. "J’ai hâte de retourner à mon appartement et de faire un petit somme. En supposant, biensûr, que le futur où nous rentrons contienne mon appartement."
"On y pensera quand on y sera," dit Angel. "Ne t’inquiète pas pour ça maintenant."
"Plus facile à dire qu’à faire," dit-elle. Puis elle frappa Angélus sur le bras. "Tu vois? C’est justement ce genre de répartie relaxée et amicale que tu dois attendre avec impatience. Plus l’invention des pantalons en cuir."
Angélus parla finalement. "Nous avons eu des pantalons de cuir depuis des siècles."
"Des millénaires," ajouta Angel. "Depuis aussi longtemps qu’il y a eu des vaches."
Cordélia grimaça. "Bien SÛR c’est de ça que vous pouvez parler ensemble."
"Nous y sommes," dit Fred, se tournant à moitié comme elle ralentissait la charrette.
Angel regarda autour de lui dans l’obscurité; il s’était attendu à ce que les bohémiens restent derrière, attendant le retour de Mère Yanna, mais aucun d’eux n’étaient restés. Mère Yanna, imperturbable, descendit prudemment de la charrette. Angel suivit directement. Angélus hésita pendant un moment, visiblement incertain, et Cordélia l’enlaça rapidement. "Tu vas aller bien," dit-elle. "Pas tout de suite. Mais un jour. Et j’attendrai."
Angel se sentit absurdement jaloux pendant un instant. Puis il réalisa: Elle prend encore soin de moi. Il lui sourit comme elle, Fred et un Gunn somnolant se dirigèrent dans la grotte, vers le portail de la machine à voyager dans le temps.
Alors que Mère Yanna descendit vers une autre section de la grotte, Angel et Angélus marchèrent côte à côté derrière elle. Angélus n’arrêta pas de regarder en arrière vers là où Cordélia avait disparu, puis vers Angel. Finalement il chuchota, "Ce qu’elle a dit – est-ce que quoi que ce soit de ce qu’elle a dit est vrai?"
"Tout est vrai," dit Angel.
"Alors -- alors ça doit s’améliorer." Angélus regarda Angel, de la supplication sur le visage. "Dis-moi que ça s’améliore."
Pendant une seconde, le mépris qu’Angel avait ressenti pour son ancien lui revint, plus fort que jamais. Il avait causé tant de souffrance, commis tant de mal – et cependant il voyait encore sa punition juste dans les termes de sa propre douleur. Ca pendrait presque un siècle, Angel le savait, avant qu’il n’apprenne à voir au-delà de son apitoiement sur lui-même et son amertume et son désespoir, avant qu’il ne commence à se racheter Angel resta silencieux. A côté de lui, l’espoir se fana des yeux d’Angélus, et il tomba, son corps recroquevillé en ce qui ressemblait à de la douleur physique.
Non, se souvint soudainement Angel – c’était de la douleur physique. Dans les heures et jours qui avaient directement suivis la malédiction il s’était griffé et battu et lacéré lui-même, conduit par le désespoir d’essayer de noyer l’angoisse mentale et émotionnelle par la douleur physique. Tout ce qu’il avait réussi à faire était de casser quelques côtes, éclatant tant les os que même avec des pouvoirs régénérateurs de vampires ils avaient mis des jours à guérir. Entre-temps, ses muscles tendus et épuisés s’étaient serrés presque constamment, le poignardant quelque part profondément à l’intérieur de lui avec des tessons d’os, des couteaux invisibles enterrés dans sa poitrine.
Le souvenir de cette douleur fut soudainement plus réel, plus vif pour Angel qu’il ne l’avait été depuis des années. Regardant Angélus trébucher à côté de lui, il se rappela comme son corps avait semblé lourd, comme imbibé d’eau, détrempé par la culpabilité. Il se rappela de la douleur sur son côté, les croissants ensanglantés que ses ongles avaient faits dans ses paumes. Plus que tout, il se rappela comment ça avait été d’être sûr que l’éternité n’apporterait que de la douleur.
Dans quelques minutes, la mémoire d’Angélus serait nettoyée des deux derniers jours, de tous les événements depuis que Darla avait découvert qu’il avait été maudit. Rien de ce qu’Angel ne disait ou ne faisait n’existerait pour Angélus après ça.
Mais même ce moment avait de l’importance.
Angel dit doucement, "Ce deviendra mieux que ça, un jour. Pas pendant longtemps. Mais un jour tu auras une vie qui en vaut la peine."
Angélus le fixa avec des yeux écarquillés et déroutés. "Comment?" murmura-t-il.
"Tu – tu vas trouver des gens qui croient en toi," dit Angel. "Des gens disposés à te donner une chance. Et tu vas essayer de les mériter. Tu n’y arriveras pas toujours, mais tu apprendras à continuer d’essayer. Quand ça arrivera, tout ce par quoi tu passes maintenant, tout ce par quoi tu passeras plus tard – tu sauras que ça en valait la peine."
Angélus considéra ça pendant un moment; bien que l’angoisse ne quitta pas ses yeux, sa posture se redressa presque imperceptiblement. Sa voix fut plus ferme quand il reparla. "Ca aiderait, si tout ça signifiait quelque chose."
"Ca sera le cas," dit Angel. "Ca signifie toujours quelque chose. Ca en vaudra toujours la peine." Angélus acquiesça, se permettant pour un instant d’y croire.
Quand ils atteignirent la grotte, Angélus s’assit sur le sol comme Mère Yanna l’instruisait, l’écoutant calmement comme elle psalmodiait le sort qui lui ôterait ses souvenirs. Il resta focalisé sur le visage d’Angel jusqu’au moment où Mère Yanna eu fini, quand il s’effondra, inconscient, sur le sol.
Mère Yanna soupira et commença à s’éloigner. "C’est fait. Il s’éveillera bientôt, et nous devrons être partis de cet endroit."
"Nous serons partis par la machine à voyager dans le temps dans quelques minutes," dit Angel. "Et nous ne reviendrons pas. Nous avons fait tout ce que nous avons pu pour restaurer cette ligne du temps. Je ne sais pas ce que nous trouverons quand nous rentrerons, mais nous devrons accepter ce que c’est."
"Fais dont ça," dit Mère Yanna. "Tu souffres car ton fils est mort, vampire. Et je suis contente que ton fils soit mort, de sorte que tu puisses souffrir. Mais ça n’est pas assez pour moi." Ses yeux vitreux se plissèrent. "Tu ne peux souffrir assez pour moi."
Les mots firent écho dans l’esprit d’Angel – contente que ton fils soit mort, CONTENTE – et pour une fois les instincts du démon et du père furent en parfait accord. Il sentit de la rage chaude inonder son esprit, et sa main se serra en un poing. Pendant un moment ce fut comme s’il l’avait déjà fait, comme s’il avait entendu ses vieux os fragiles se briser sous son coup. Seule la profondeur pure de sa fureur le retint de frapper; ça le paralysa pendant quelques secondes – mais pas, il le savait, pour longtemps.
Mère Yanna, peut-être oublieuse de sa rage, commença à clopiner vers l’orifice de la grotte. "Ne crois pas que tu trouveras les autres," dit-elle. "Ils sont partis dans un endroit que tu ne connais pas. Nous ne nous rencontrerons plus."
Elle était si sure, et avait tellement tord. Avec un soubressaut, Angel se rappela que dans l’histoire pour laquelle ils s’étaient démenés à restaurer, les bohémiens seraient trouvés. Même sans la suggestion de Drusilla, Darla aurait éventuellement l’idée d’attaquer les bohémiens et de rançonner son âme. Spike n’aurait pas été proprement averti. Et donc il les tuerait encore, et ils – même Mère Yanna – mourraient tous.
Elle lui souriait cruellement. "Tu n’aimes pas ce que je dis?"
Angel se força à se relaxer. "Je ne prends pas plaisir à penser que des personnes innocentes doivent mourir," dit-il. "Mais vous oui. Et non, je n’aime pas ça."
"Si noble," chantonna Mère Yanna. Puis son visage fut plus sérieux. "Je sais comme elle est misérable, cette haine à l’intérieur de moi. Je la connais comme la mauvaise chose qu’elle est. Mais alors que pensons-nous de celui qui a mis cette haine là? Hummm?"
Angel pensa, toute la malfaisance qui s’écoule de Mère Yanna s’écoule de ce que je lui ai fait. Cycle après cycle.
"Le mal ne meurt jamais," dit Mère Yanna. Puis elle se tourna et parti en clopinant, laissant Angel seul dans la grotte.
-----
Cordélia leva les yeux vers l’orifice de la machine à voyager dans le temps. "Ca m’a l’air moins rouge. Genre, bien moins rouge. Se changeant en orange. Longeant un genre de mandarine."
La mare de lumière en haut était plus trouble et lente aussi; elle avait peu de l’énergie inquiétante qu’elle avait possédée auparavant. A côté de Cordélia, Fred mâchouillait ses ongles. "La porte doit toujours être ouverte, cependant, n’est-ce pas? Ou alors le phénomène serait complètement absent, au lieu de continuer à se manifester."
"C’est pas fermé," dit Gunn de sa position tout près, avec une confiance que Cordélia était sure qu’il ne ressentait pas vraiment. "C’est juste – en train de se fermer."
"C’est si rassurant," dit Cordélia, puis elle cria, "ANGEL!"
"Je suis là," dit Angel. Le moment après qu’elle l’eut entendu, elle le vit, marchant vers eux dans les ténèbres. Son visage était ombragé, d’une façon ou d’une autre – plus sombre et renfermé qu’elle ne l’avait vu durant les quelques derniers jours.
Cordélia ignora la douleur dans son épaule comme elle vint près de lui et prit sa main dans la sienne. "Hey," dit-elle. "Ca va?"
"Je vais bien," dit-il catégoriquement. "C’est fait."
Alors Connor vivrait à nouveau. Ils récupéreraient l’Hypérion. Que de bonnes choses. Alors pourquoi est-ce qu’Angel était de retour en mode désespoir? Cordélia choisit soigneusement ses mots. "Je pensais que ça te rendrait heureux."
"C’est le cas. C’est juste --" Angel tourna la tête loin d’elle, cherchant clairement ses mots. Bien que l’impatience de Gunn et Fred était visible -- et celle de Cordélia n’était pas bien loin – ils restèrent silencieux, regardant l’éclat orange au-dessus de leur tête. Quand Angel parla à nouveau, il dit, "J’ai dit à Angélus que tout ça en vaudrait la peine. Et puis je me suis souvenu du nombre de maux que j’ai fait ici, à quel point les répercussions vont loin dans le futur. Le mal ne meurt jamais. Tout ça me dépasse tellement, Cordy. Je ne sais pas si j’ai le droit de dire que ça en vaudra la peine un jour."
Cordélia lui caressa la joue de la main. "Peut-être que le mal que tu fais ne meurt jamais," dit-elle. "Mais le bien que tu fais ne meurt pas non plus, pas vrai? Les répercussions des bonnes choses que tu fais continuent aussi." Elle souleva un sourcil vers lui. "L’effet d’ondulation marche dans les deux sens, tu sais."
Angel lui sourit, et les ténèbres tombèrent à nouveau de lui. Il parla – pas à elle, mais à Fred et Gunn. "Traversons cette chose."
Gunn frappa des mains. "Très bien. Le dernier dehors est un œuf pourri. Ou un autre truc moins dégoûtant."
Ils se rassemblèrent autour de Fred, qui sorti une des bagues de sa poche. Immédiatement, le portail au-dessus d’eux commença à faire des étincelles et à miroiter à nouveau, ce qui, supposa Cordélia, était une très bonne nouvelle.
Fred ne leva pas la bague. Ils se tinrent en silence.
Cordélia parla en premier. "Et si on n’a pas réussi? Et si on se retrouve encore à Rome, avec le monde en feu?"
Angel dit, "Ca n’arrivera pas. Je pense que nous avons empêché que cette réalité ne se produise." Cordélia espéra qu’il était aussi confiant sur ce sujet qu’il en avait l’air.
"Je suis d’accord avec ça," dit Gunn. "La question est – avons-nous recommencé notre réalité, où allons-nous trouver un futur flippant qui nous attend?"
"Il doit être mieux que celui avec le monde en feu," raisonna Cordélia. Tout le monde sembla être d’accord. Mais Fred ne leva toujours pas la bague, et personne ne la pressa.
A la fin, Angel dit, "Quoi qu’il arrive – nous ne pouvons pas revenir ici."
"Le dégât est fait," dit Fred. "Nous avons affecté cette ligne du temps. Ca, nous le savons. Nous ne découvrirons pas à quel point tant que nous ne serons pas revenus. Donc – je suppose que nous devrions rentrer et avancer à partir de là."
"Compris," dit Cordélia.
"D’accord," dit Gunn.
"Ok," dit Angel.
Ils firent une pause pendant un autre moment, et Cordélia tendit le bras et saisit la main d’Angel et de Gunn dans les siennes. Les deux serrèrent sa main en retour, et Gunn balança son bras libre autour de Fred. "Voyons quel genre de monde on a fait," dit Gunn.
Fred prit une profonde respiration, se redressa et leva la bague au-dessus de sa tête. Et puis Cordélia tombait vers le haut, la gravité inversée, ses amis autour d’elle comme le monde partait en tournoyant. _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:14 | |
| -----
Darla tournoyait, s’accrochant à un radeau qui tanguait et rebondissait vertigineusement sur une mer tempétueuse. Son esprit était une vision, pas la sienne – peinte par Géricault, exprimée par des cris. Des fantômes s’élevèrent de l’écume autour d’elle, des visages qu’elle reconnaissait mais ne pouvait pas nommer disaient des morceaux de phrases qui semblaient être importantes mais, d’une façon ou d’une autre, sortaient immédiatement de son esprit. Juste une apparition fut plus mémorable que les autres -- Angélus s’éleva des eaux turbulentes, portant un regard de tristesse différente de tout ce que Darla avait vu sur son visage auparavant. "Je suis désolé," disait-il. "Je suis si désolé." Il commença à retomber dans les ténèbres, et Darla tendit une main pour le rattraper --
-- Et s’écria de douleur.
Darla retira vite sa main et ouvrit les yeux. Le regard haineux du soleil la bombarda immédiatement et l’affreuse odeur de sa propre peau roussie lui empli les narines. Maintenant complètement réveillée, elle s’assit, berçant sa main brûlée contre sa poitrine.
Elle était assise sous un affleurement rocailleux, son ombre la protégeant du soleil. Elle commença à reculer, aussi loin que possible dans l’ombre, et s’arrêta quand elle se cogna à un autre corps. C’était Spike, recroquevillé sur le côté, un bras jeté de façon protectrice autour d’une Drusilla également inconsciente.
Angélus, pensa Darla. Où était Angélus?
Son nom provoquant un flot de souvenirs désagréables – la bohémienne, la vengeance du clan, la malédiction. Angélus, son glorieux amour, sa création, transformer en un misérable pleurnicheur et larmoyant , une caricature de lui-même. Elle l’avait jeté de la maison. Et après ça --
Après ça, sa mémoire était fragmentée, trouble. De la musique, de la danse, du grabuge. La forêt en feu et une robe de bal aux couleurs des flammes. Mais, aussi fort qu’elle essayait, Darla ne pouvait pas ramener les impressions dispersées en quelque chose de cohérent, et elle n’arrivait pas à se souvenir comment elle en était arrivée à être couchée inconsciente sous un rocher.
Elle leva une main à sa tête, et grimaça de douleur. Sa peau était intacte, mais ses cheveux étaient maculés de sang – elle avait eu une blessure grave qui avait guéri pendant qu’elle avait dormi. Spike et Drusilla portaient les marques de blessures similaires.
Spike grogna et roula sur le dos. Il grimaça immédiatement et jeta son bras sur ses yeux. "Trop clair..."
"Réveille-toi," dit Darla. Quand ça ne marcha pas, elle le gifla fort.
Spike grogna encore et commença à étirer ses bras; il découvrit directement, tout comme Darla, pourquoi c’était une mauvaise idée. Il se redressa, amenant ses jambes contre son torse et grimaça vers la clarté autour d’eux. "J’ai été brûlé," toussa-t-il. "Drusilla a été brûlée. Qu’est-ce qui s’est passé?"
"Je ne sais pas," dit Darla. Elle détestait ne pas dire plus que ça, mais c’était la seule réponse qu’elle avait.
"Bien," dit finalement Spike, "Je ne sais pas comment nous sommes arrivés ici, mais ça a dû être une sacré soirée. Je me demande combien de temps nous avons été inconscients?"
"Nous sommes tous endormi depuis cent ans," chantonna la voix de Drusilla. Comme elle s’asseyait, un faible clignotement de confusion lui traversa le visage. "Ou – nous dormirons cent ans. Comme la princesse dans l’histoire. Je suis une princesse, n’est-ce pas, Spike?"
Spike mit son bras autour de la taille de Drusilla, l’attirant plus près de lui et l’embrassant langoureusement. "Tu es ma princesse ténébreuse. Ma fée malicieuse."
Le soleil, remarqua Darla, était bas dans le ciel. Il ne faudrait pas longtemps avant que le crépuscule ne tombe et que leur prison temporaire se dissolve en ombres autour d’eux. Ce fut une source de soulagement – l’éventualité de passer d’interminables heures enfermée sans échappatoire de l’attitude de Spike et du baragouinage de Drusilla était entièrement déplaisante. Déjà, Darla pouvait sentir sa patience commencer à s’effilocher tandis que Drusilla babillait.
"Je dormirai cent ans, pendant que les grands bâtiments poussent comme de l’herbe et que toutes les jolies guerres se bataillent à nouveau," dit-elle, son froncement de confusion s’approfondit. "Est-ce la fin de l’histoire, ou le début? Tout est une bague, un cercle, un carrousel. Nous tournons gaiement, et tournons et tournons et tournons, de retour là où nous avons commencé." Elle tira la manche de Spike de façon pressante. "Je n’arrive pas à me souvenir de l’histoire, Spike."
"Là, amour," dit Spike de façon réconfortante. "Si tu as oublié l’histoire, nous en réinventerons une nouvelle. Comme ça: Il était une fois, il y avait deux vampires appelés Spike et Drusilla, et ils tuèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent et ils vécurent heureux jusqu’à la fin des temps. Fin."
"Vécurent heureux jusqu’à la fin des temps," répéta doucement Drusilla et, peut-être, un peu tristement.
Vécurent heureux jusqu’à la fin des temps, pensa Darla avec aigreur. Pour Spike et Drusilla, peut-être. Mais pas pour Angélus. Et pas pour elle. Le soleil s’abaissa derrière le sommet des arbres, et la flaque d’ombres s’élargit en une étendue sombre. Darla se leva et étira ses bras. La nuit s’installa autour d’elle, sombre et rafraîchissante.
Pas loin de l’affleurement, elle trouva un chemin, sillonné par le passage récent d’une charrette. La charrette était sortie des profondeurs des bois, puis s’était retournée et était rapidement partie dans la direction d’où elle était venue.
Darla essayait de trouver du sens à cela quand le bruit de quelqu’un approchant le long du chemin lui fit lever les yeux. Spike et Drusilla l’avait aussi entendu, et arrêtèrent assez longtemps de s’explorer la gorge avec leur langue pour la rejoindre. Un homme marchait vers eux de façon déterminée, et pendant un instant Darla fut certaine qu’elle le connaissait.
"Angélus?"
"Je vous demande pardon?" dit l’homme avec un accent Anglais prononcé qui était quelque peu déformé par ses crocs. Maintenant que Darla pouvait l’examiner de plus près, elle réalisa que son accent était la seule chose prononcée chez lui. Il était petit et quelconque et portait des lunettes qui se reposaient gauchement sur son nez strié, grossissant ses yeux jaunes de sorte qu’ils aient l’air stupides au lieu de terrifiants.
"Vous êtes un vampire," dit Darla.
"Oh," dit l’homme. Il semblait content. "Est-ce cela que je suis? Comme c’est splendide!"
"Par l’enfer," dit Spike. "Celui qui a transformé cet idiot n’a pas fait un bon travail."
"En fait," dit le vampire avec une toux polie, "c’est cette dame." Il hocha la tête vers Darla.
Darla le fixa. "Je ne pense pas non. J’ai de meilleurs goûts."
"Je dois vous contredire, madame." Le vampire fit une petite révérence. "Permettez-moi de me présenter -- Percival, Lord Dalton, à votre service. Je me suis éveillé avec une migraine, une terrible soif et un désir remarquablement fort de trouver votre bonne personne. Et, bien --" Il fit un haussement d’épaules d’excuse. "Me voilà."
Avait-elle réellement transformé cette créature pathétique? Sans sens clair de souvenir des derniers jours, Darla devait admettre que c’était possible, même si c’était extrêmement improbable. Peut-être qu’ils avaient été drogués ou ensorcelés. Il n’y avait aucun doute; les bohémiens n’avaient pas juste puni Angélus, mais ils avaient imaginé une vengeance infâme – bien que heureusement plus temporaire – sur eux.
"Il sent comme Grand-mère," dit Drusilla, se penchant vers Dalton et le reniflant. "Du lys mort et du lierre empoisonné. Il est comme un chiot. Pouvons-nous le garder? Il amusera Papa --" Elle s’interrompit soudainement, son visage s’assombrissant à nouveau. "Où est Papa? Quelque chose s’est produit, et je ne me souviens pas --"
"Angélus --" commença Darla. "Angélus a --"
Elle s’arrêta.
Elle avait partagé cent cinquante ans avec Angélus, avait été là pour l’accueillir comme il griffait son chemin à travers la terre froide Irlandaise et dans la nuit qui attendait. La pathétique créature misérable maudite qu’elle avait mise à la porte n’était pas l’homme qui avait séduit, amusé et enchanté Darla avec sa cruauté inventive durant plus d’un siècle. Elle pouvait encore ramener cet homme, et ils riraient ensemble tandis qu’ils tueraient les bohémiens, un par un.
Darla ne pouvait pas l’expliquer, mais elle fut emplie d’une certitude soudaine et absolue que son histoire avec Angélus ne s’était pas terminée. Le futur était un fruit mûr pendant lourdement sur la branche, leur fruit à réclamer. Darla avait l’intention de le cueillir et de le dévorer.
"Angélus est parti nous chercher un nouveau sport," mentit-elle. "Il m’a parlé d’un camp de bohémiens, prêt pour un massacre."
"Je préfère ça. Qu’est-ce qu’on attend? Allons tuer," dit Spike. Il jeta un bras fraternel autour des épaules de Dalton. "Dalton, mon garçon, tu vas aimer ça..."
"Dalton, c’est ça?" dit froidement Darla, évaluant le nouveau venu. Il la fixa intensément, avec toute l’adoration du nouveau transformé. Même dans cette créature ridicule, c’était vaguement gratifiant. Il serait utile à commander et à manoeuvrer, supposa-t-elle, si rien d’autre. "Très bien, tu vas venir avec nous. Et tu obéiras à nos règles. Ce qui signifie que tu m’obéiras."
Spike ajouta, "Et quand tu ne lui obéiras pas, c’est à moi que tu obéiras." Dalton acquiesça joyeusement, acceptant tout ça comme l’évangile.
"Des bohémiens?" répéta Drusilla, incertaine. Puis un lent sourire s’étendit sur son visage, dépassant sa confusion. "Massacre..." Elle suivit Spike et Dalton.
Darla sourit. Puis ses lèvres se courbèrent en un ricanement de haine tandis qu’elle repensait aux bohémiens, leurs foules de paysans, leurs petits tours de magie bon marchés qu’ils substituaient à la force.
Elle leur montrerait qui pouvait haïr le plus. Elle leur montrerait qui pouvait écrire avec du sang.
-----
Angel sentit le mur de la pyramide cogner contre sa tête une fraction de seconde avant qu’il n’entende le glapissement de Cordélia. "Owww! Ugh. Quelqu’un doit trouver les freins sur cette chose."
Les autres étaient tous entassés contre lui, confinés par l’intérieur étroit de la machine à voyager dans le temps. Gunn grognait à cause du voyage retour nauséabond à travers le temps, et Fred semblait avoir mal au cœur comme elle dit, "Ouvrons la porte. Peu importe le futur que nous trouverons là dehors, ça doit être un meilleur pour vomir qu’ici dedans."
"Je suis d’accord," dit rapidement Cordélia.
Angel, le plus près de la porte, l’ouvrit prudemment. La faible lumière lui montra une pièce tapissée avec des panneaux de bois sombres, un sol couvert d’une moquette râpée. Une vieille machine à coudre se tenait dans un coin, et à côté d’eux était l’une des premières machines à rayons X. Osant à peine espérer, il sortit de la pyramide; comme les autres le suivirent, il vérifia le panneau au-dessus de la porte. Ca disait "'Le Vieux Magasin de Curiosité: Inventions et Bibelots Victorien." Tout juste comme avant.
"Ca ressemble au Musée de Victoriana," dit Fred. "Je veux dire, ça y ressemble tout juste comme --"
"Ca sent comme ça aussi," dit Angel. Il inspira encore, vérifiant: la même odeur moisie de vieille dentelle et de livres plus vieux, la puanteur des produits de nettoyages industriels, et flottant toujours dans l’air, juste un petit peu, le parfum familier de Drusilla. "C’est ça. C’est d’ici que nous sommes partis."
Gunn fut le dernier à trébucher hors de la pyramide. Comme il étirait ses bras, il dit, "Tout semble être bien jusque là. Maintenant, espérons que nous ne découvrirons pas que L.A. est aussi en feu."
"Attendez," dit Angel, se raidissant. "Quelqu’un d’autre est dans le bâtiment." dit-il au moment où il le sentit, et il le sentit bien avant qu’il ne l’ait entendu – des pas venant du couloir, directement vers eux. Les autres entendirent le bruit quelques secondes plus tard, et ils se rapprochèrent tous, protégeant le dos de chacun.
"La seule mauvaise chose à propos du fait qu’on est de retour dans le musée qu’on a quitté originairement?" dit Cordélia. "Il n’y a pas beaucoup d’armes dans le magasin de curiosité."
"Je crois que je pourrais m’en sortir avec la machine aux rayons X si j’y suis obligé," dit Gunn d’un ton menaçant. "Pour montrer au monstre quels os au juste je lui brise dans les fesses."
Angel leur fit signe de se taire, et ils se tinrent là en silence complet jusqu’à ce que le seuil soit franchi par --
"Groo?" dit Cordélia, son visage se fondant en un sourire. _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | a.a.k Langue pendue

Nombre de messages: 468 Age: 21 Localisation: Belgique Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) Jeu 5 Avr - 12:14 | |
| Groo sourit en retour. "En effet, ma princesse. Comment va votre quête de la bête Drusilla?"
Angel regarda les autres, puis Groo, puis de nouveau les autres. Finalement Fred dit, "Groo – suis-nous pendant un moment – de quoi te souviens-tu à propos de plus tôt aujourd’hui?"
Le Groosalugg, toujours désireux d’aider, acquiesça et sourit. "Cordélia aidait Angel avec -- aidait Angel." La pause fut légère, juste assez pour dire à Angel que Connor était toujours mort, que Cordélia l’avait toujours aidé à mettre les affaires de Connor en boîtes. Il s’y était attendu, mais ça faisait tout de même mal. "Puis Angel a réalisé que le vampire Drusilla était proche, et vous êtes tous venus pour la chercher. Lorne et moi sommes allés à l’aéroport, où de grands oiseaux en métal vont dans le ciel et une merveilleuse sélection de parfums peut être acquise, et nous avons tué un démon Velga qui était allé dans la zone à bagage et avait égaré les valises de beaucoup de gens. Nous avons vaincu ce méchant et avons réunis les voyageurs avec leurs possessions. Puis nous sommes venus ici; Lorne reste dans la voiture, prêt à nous hâter vers une fuite rapide si nécessaire." Le visage sympathique de Groo se transforma en un froncement de sourcils inquiet. "Est-ce qu’une telle fuite est nécessaire?"
"Non," dit Gunn. Puis il commença à rire. "Diable, non. Nous sommes JUSTE où nous voulons être! Oui!" Il souleva Fred dans ses bras et la fit tourner.
Cordélia rayonnait, et Angel était sûr qu’elle allait courir chez Groo. A la place, elle balança ses bras autour d’Angel, l’enlaçant fort. "On a réussi," murmura-t-elle. "On a donné à Connor ses cinq mois."
Angel l’enlaça en retour, prenant confort dans ses mots et son touché. Cinq mois. Il se rappela tenir Connor dans ses bras, et pour la première fois le souvenir lui procura de la joie à la place de l’angoisse. Les mots qu’il avait dits à Angélus firent écho en lui – tellement qu’il se demanda si le souvenir avait toujours été en lui. Ca en valait la peine. Ca en vaudrait toujours la peine.
A la fin, Cordélia le lâcha. Groo sembla confus, peut-être consterné, jusqu’à ce qu’elle se précipite vers lui et l’enlace aussi. "Ce bracelet que tu m’a donné?" dit-elle, montrant son poignet. "Le. Meilleur. Des. Cadeaux. Tu ne vas pas croire notre histoire."
"En parlant de bijoux," dit Fred, "on devrait probablement sortir ces bagues de la machine à voyager dans le temps."
Gunn le fixa. "Quoi, un voyage de fou, faussant la réalité, à travers le temps n’était pas assez pour toi? Tu veux te servir de cette chose fréquemment?"
Angel la comprenait. "Nous devons désactiver la machine à voyager dans le temps," dit-il. "Nous avons vu ce qui peut aller de travers. Si Dru a été capable de la découvrir, alors d’autre pourrait éventuellement le faire aussi, alors tout pourrait arriver."
"Je prends les bagues maintenant," dit Gunn, s’abaissant rapidement à l’intérieur de la machine à voyager dans le temps. Fred leva les mains pour accepter les poignées de bagues dorées comme Gunn les sortait.
"Vous avez eu une grande et digne aventure," dit Groo. "J’ai hâte d’entendre vos exploits courageux."
"On te les racontera," promit Cordélia. "Mais d’abord, on va savourer des luxes du 21ème siècle, comme des douches chaudes et des vêtements propres et secs." Sa voix fut rêveuse comme elle ajouta, "Des pizzas à emporter."
Angel accepta la dernière poignée de bagues de Gunn. Fred les regardait. "Que devrions-nous faire avec ça?" dit-elle. "Ma première pensée est de trouver l’équivalent local de Mount Doom et de les jeter dedans."
"Nous devrions peut-être vérifier et voir si elles ne sont pas sous un enchantement précis que nous pourrions annuler," dit Angel, regardant les bagues. "Si nous ne pouvons pas, alors nous devrions les détruire. Mais nous serons peut-être capable de les désenchanter."
Cordélia comprit en première. "Et si on peut les désenchanter, alors on peut hérité d’un gros morceau d’or qu’on est éthiquement obligé de voler. Et de vendre. Et nous faire un peu d’argent."
"On pourrait améliorer l’Hypérion avec ça," dit Gunn, soulevant l’une des bagues. "Je connais ce type --"
"Nous pourrions vous acheter un autre bracelet pour aller avec celui-là," dit Groo à Cordélia.
Angel observa son visage changer de la consternation au tact comme elle disait, "Je préférerais essayer certains parfums que tu as trouvés à l’aéroport."
"Ils sont hors taxes," annonça solennellement Groo.
Cordélia lui fit un fier sourire. "Tu deviens vraiment un acheteur." Puis elle rit et frappa des mains. "Je n’arrive pas à y croire! On l’a fait! On a tout arrangé comme si on n’était jamais parti!"
"Peut-être," dit Fred. Elle fixait l’or dans ses mains, un peu tristement. "C’est plus probable que nous ayons changé la réalité. Nous n’avons rien changé de majeur, ou alors Groo ne se souviendrait pas du même jour que nous. Mais quelque part, d’une certaine façon – les choses ont changé parce que Drusilla est allée dans le passé, et parce que nous l’avons suivie."
Angel considéra ça pendant un moment. "Les changements vont être des petites choses," dit-il. "Du moins pour nous. Peut-être pas pour les gens qui les ressentiront. Mais nous ne le saurons jamais."
"Probablement que non," dit Fred. "Les différences seront – dans les détails. Sur les bords. Quelques points tournants où il ne fallait qu’un petit éclat pour faire une différence, et nous l’avons fait."
"Les gars, on se relaxe," dit Cordélia. "Le monde est le monde dont on se souvient. Aujourd’hui est le jour dont on se souvient. Et si le monde est un tout petit peu différent – bon, et quoi? On n’est pas à Rome, les rues ne sont pas en feu et, d’autant qu’on le savait ce matin, ce n’est pas la fin du monde. Peut-être qu’on a changé quelque chose ici ou là. Mais on n’avait pas le choix. On a fait ce qu’on devrait faire, et je pense qu’on l’a fait sacrément bien."
Fred soupira. "Quand tu mets les choses comme ça -- oui. Nous avons fait de notre mieux, nous avons bien fait. Si on bouge le mélange de la mauvaise Dru et la débâcle dans le théâtre et le lémurien-kabob, je suppose que nous étions biens."
"Qu’est-ce qui cloche avec le lémurien-kabob?" protesta Gunn. "J’improvisais!"
"C’est facile de dire que les changements n’ont pas d’importance maintenant," dit Angel. Il pouvait voir que les esprits des autres se relaxaient, mais il ne pouvait pas vraiment ressentir la même chose. "Nous ne savons pas encore ce qu’ils sont."
"On s’occupera des changements tout comme on s’occupe de tout le reste," dit Cordélia. "Je demande juste qu’il y ait quelques constantes dans cet univers. Tant que la veste Nehru est toujours hors de la mode, que Ben & Jerry ont tout de même lancé des glaces et que Al Gore est toujours président, tout va bien pour moi."
Tout le monde sourit, et Angel se laissa se relaxé. "Rentrons à l’hôtel," dit-il. "Je crois qu’être à la maison nous fera du bien à tous."
"Amen à ça," dit Gunn. Il glissa son bras autour des épaules de Fred, et les deux suivirent Cordélia et Groo dehors. Angel pouvait entendre la voix joyeuse de Cordélia, racontant des histoires à Groo même alors qu’ils traversaient le hall.
Pendant un moment, il regarda en arrière vers la machine à voyager dans le temps, noire et solide et maintenant immobile pour toujours. Il repensa à Connor, se demanda pendant un instant – juste pendant un instant – S’il était fou de ne pas prendre cette chance désespérée de récupérer son fils.
Mais ensuite il repensa au monde en feu, et au corps recroquevillé de Wesley, et à ce qu’il s’était dit à lui-même il y avait si longtemps. Toute la douleur qui était arrivée servait à un but -- juste parce qu’il ne le voyait pas maintenant ne signifiait pas qu’il ne le verrait jamais.
Angel suivit les autres à travers le musée, n’écoutant pas leurs mots, mais seulement le bonheur dans leur voix, les rires qui faisaient écho sur les murs. Il se sentit commencer à sourire.
Il était temps d’arrêter de penser au passé. Temps de faire face au futur.
-----
Ils riaient et riaient, et quelque chose était terriblement amusant, et Angel ne pensait pas que c’était amusant, mais il souriait aussi. Tout ça était très étrange, mais aussi tout était très étrange, et rien n’avait d’importance, à conditions qu’ils reviennent à l’intérieur là où elle avait besoin d’eux.
Drusilla était pratiquement sure qu’ils reviendraient à l’intérieur si elle commençait à crier.
Ca serait facile de commencer à crier – elle avait envie de crier. Naturellement, elle avait toujours envie de crier, parce que c’était amusant, mais maintenant ça serait la plus facile des choses. Parce que maintenant était quand elle allait retourner en arrière et réécrire toute l’histoire. Elle changerait la fin, et cette fois ça se terminerait bien.
L’histoire s’était très mal terminée cette fois-ci, d’après Drusilla. Spike était parti. Ils avaient mis du métal dans sa tête et maintenant il ne pouvait pas boire. Ca l’empoisonnait de l’intérieur. Puis Darla s’était transformée en poussière. Aussi loin que Drusilla avait été, elle l’avait tout de même ressenti -- Darla mourrant avec des remords dans son cœur.
"Et des petits pieds dans ses mains et son ventre," chuchota Drusilla. Elle connaissait l’histoire. Elle se l’était racontée beaucoup de fois auparavant, espérant que ça ne serait pas si triste la prochaine fois. Mais c’était la première fois où elle savait qu’elle pouvait la changer. Cette fois tout s’arrangerait.
Drusilla en était très certaine – plus certaine qu’elle ne l’était pour la plupart des choses. Elle avait appris que c’était très difficile d’être sure à propos de beaucoup de choses: quelle personne hurlerait probablement fort, si Spike l’aimait vraiment ou pas, si les tulipes sur le papier peint lui parlaient à elle ou chuchotaient juste entre elles. Les pensées s’emmêlaient parfois – s’emmêlaient comme des fils, si vous n’étiez pas vraiment appliquée avec vos mailles, et cette gentille vieille voix lui disait toujours d’être appliquée avec ses mailles.
Maintenant toute la couture sortait directement. Un ourlet régulier. Quand elle avait trouvé le livre, elle avait été capable de le comprendre – elle l’avait compris si bien! C’était comme si elle l’avait déjà lu auparavant, comme si son plan ingénieux était là dans les pages aussi. Dru le connaissait en arrière et en avant. Trouver la machine à voyager dans le temps. Tromper Angel et ses amis pour qu’ils la poursuivent, de sorte qu’ils tuent celle qu’elle avait été. Puis les laisser rentrer à la maison, tout seuls, remuant leurs histoires derrière eux. Ca la laisserait avec Spike et Grand-mère, et ils pourraient obliger ces méchants bohémiens à ramener Papa de la façon dont il était censé être. Drusilla pouvait voir tout ça dans sa tête, sans se concentrer, le son tout métallique, comme un film de ciné-parc dans la rangée très en arrière. Mais elle pouvait tout de même le voir et l’entendre.
Ca ressemblait à une histoire qu’elle avait entendue avant, d’une certaine façon. Ca rendait Drusilla heureuse, l’assurait que tout finirait de la façon dont ça finissait dans ses rêves.
Tout ce qu’elle devait faire maintenant était s’assurer que la machine à voyager dans le temps marcherait – ça devait être exactement comme c’était dans le livre. L’histoire devait commencer juste à la fin pour être correcte. Si elle trouvait la machine à voyager dans le temps comme ça devait être, alors elle crierait et crierait, et les autres se précipiteraient à l’intérieur, et ne seraient-ils pas surpris quand elle roulerait à l’intérieur et disparaîtrait?
Riant pour elle-même, Drusilla sautilla jusqu’à la machine à voyager dans le temps. C’était grand et noir, tout comme le livre l’avait dit. Des hiéroglyphes dansaient sur sa surface. "Et les Chinois savent," murmura-t-elle. "Ils marchent comme un Egyptien."
Elle ouvrit la porte, et il y avait toutes les jolies mailles, et --
Le visage de s’assombrit Drusilla. Elle frappa du pied. "Où sont les bagues?" gémit-elle. "Je ne peux aller nulle part sans les bagues!"
Mais les bagues n’étaient pas là. Le méchant livre avait menti. Toutes les visions avaient juste été des rêves, des histoires, comme celles à la télévision. Dru avait cru qu’elle pourrait tout réécrire, mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas du tout. Les tulipes ne lui parlaient probablement pas non plus.
Elle sentit les larmes courir le long de son visage comme elle s’effondra sur le sol. Les larmes étaient froides. Elle se souvint qu’elles avaient l’habitude d’être chaudes, et elle ne su pas pourquoi ça l’a fit pleurer encore plus que jamais. "Tout c’est mal terminé," pleurnicha-t-elle dans ses mains. "Tout est mal, tout est mal. Je n’ai pas du tout de poupées."
Poupées?
Drusilla leva la tête, réfléchissant. Il semblait que, en entrant, elle avait vu quelques jolies poupées --
Elle marcha sur la pointe des pieds dans le couloir jusqu’à ce qu’elle les trouve. Un homme vraiment idiot s’était fait tué, il y avait trop longtemps pour qu’elle apprécie les restes, mais il avait un joli nounours mit sous son bras. Un tel petit nounours pelucheux. Justement la sorte de nounours qu’elle choisirait pour elle-même.
Drusilla souleva le nounours et le serra fort. Puis elle choisi une poupée de bébé, et une autre, et puis la plus jolie poupée de toutes, une avec de longues boucles noires, comme les siennes. "Vous pouvez être mes poupées," dit-elle. "Et TU peux être Mlle Edith. Ne serait-ce pas amusant?" Elles pensèrent toutes que ça serait en effet très amusant.
Dru rit et rit, tournoyant dans la pièce avec ses nouvelles poupées dans les bras. Elles danseraient et chanteraient, et ensuite elles pourraient jouer à cache-cache, et se raconter des histoires. Elle serait toujours capable de trouver de nouvelles histoires à raconter.
FIN _________________ a.a.k
C/A shipper

You're a lot smarter than you look. Of course, you look like a retard. I have all these thoughts, and I'm pretty sure they all contradict each other. |
|  | | | Une Maille Dans Le Temps (Livre Deux) | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|